Une capture d'écran du compte Twitter du Centcom piraté, le 12 janvier 2015, par le groupe Etat islamique. REUTERS/Staff
Twitter enquête avec les autorités américaines sur des menaces qu'aurait lancées le groupe Etat islamique (EI) contre le réseau social, a-t-on appris lundi auprès d'un porte-parole.
"Notre équipe de sécurité enquête sur la véracité de ces menaces avec les autorités habilitées", a déclaré par courriel à l'AFP ce porte-parole sans plus de détail.
Cette déclaration fait suite à des informations parues dans la presse, assurant que Twitter et son co-fondateur Jack Dorsey faisaient l'objet de menaces émanant de l'EI.
Ces menaces seraient dues au retrait de nombreux tweets et à la suspension de comptes de la mouvance jihadiste et d'autres groupes islamistes comme Boko Haram.
(Pour mémoire : Un groupe se réclamant de l'EI pirate le compte Twitter du Centcom)
"La guerre virtuelle que vous nous livrez va vous en valoir une vraie", aurait écrit l'EI dans un de ses tweets, traduit en anglais par SITE intelligence, un groupe de surveillance américain de la menace jihadiste. "Nous vous disons depuis le début que ce n'est pas votre guerre, mais vous ne comprenez pas et continuez à fermer nos comptes sur Twitter. Nous réussissons toujours à revenir et ce très rapidement. Quand nos loups solitaires vont vous éteindre à jamais il n'y aura plus de retour", menace encore EI.
Les mouvements jihadistes utilisent souvent Twitter et d'autres réseaux sociaux pour communiquer, recruter, diffuser des vidéos voire coordonner leurs opérations, selon les experts.
Comme ses concurrents, Twitter est confronté au défi de respecter la liberté d'expression tout en évitant d'être un outil indirect pour les violences quelles qu'elles soient.
La politique d'utilisation de la plateforme interdit expressément ainsi des menaces entre utilisateurs.
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