C'est encore une fois une leçon d'économie que nous a donnée l'Allemagne dans les dernières 24 heures. Une leçon qui permet de comprendre que les fondements de l'économie d'un pays sont aussi simples que celles du budget d'un ménage ou d'une entreprise. Avec un principe de base : on ne doit pas dépenser plus que ce qu'on gagne et un autre, évident, on peut et on doit augmenter les salaires quand on commence à gagner de l'argent mais pas avant. Le syndicat allemand le plus dur et le patronat se sont mis d'accord sur une hausse de salaires de 3,4 %, alors que l'inflation est nulle.
Cela fait des années qu'on entend la même rengaine : l'Allemagne ne joue pas son rôle de locomotive économique en ne favorisant pas la relance. C'est pourtant en Allemagne qu'on va avoir cette année les plus fortes augmentations de salaires de la zone euro. Angela Merkel a même répété à plusieurs reprises que les entreprises avaient le devoir et l'obligation maintenant qu'elles gagnaient de l'argent de redistribuer une partie de cette manne avec les salariés. Quelques heures auparavant, l'Allemagne annonçait un excédent budgétaire record, 18 milliards d'euros. Les collectivités locales affichent un excédent, mais même la Sécurité sociale, malgré l'accélération du vieillissement de la population, affiche un excédent. Et cela suit de quelques jours un excédent commercial record.
Ras le bol de l'enseignement marxiste de l'économie. Certains reprochent justement à l'Allemagne ses excédents... les cancres. Cela fait 40 ans en France qu'on nous apprend l'économie par la lorgnette marxiste, une économie où un État aux ressources illimitées devrait distribuer ce qu'il n'a pas et où la redistribution devrait primer sur les bénéfices. Ce n'est malheureusement pas comme cela que ça marche. Ceux qui rêvaient il y a encore quelques mois d'une récession allemande peuvent aller se rhabiller et prendre des cours, des vrais, d'économie de base. En allemand.
Économie
La leçon d’économie allemande
OLJ / le 26 février 2015 à 00h00


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