L'incursion militaire turque en territoire syrien, officiellement pour sauver les restes de Solaïman Shah et pour « exfiltrer » les soldats qui gardent le mausolée, continue de susciter de nombreuses interrogations. Hier, la presse turque a révélé que l'opération aurait été dictée par la volonté des autorités turques de protéger leurs soldats menacés d'une attaque. Mais nul ne précise d'où venait la menace, sachant que le lieu où se trouve le mausolée (à 30 kilomètres de la frontière turque) est en principe sous le contrôle des combattants de Daech, et, comme tout au long de l'opération il n'y a eu aucun échange de coups de feu, on peut aisément penser qu'il y a eu une coordination préalable entre la force militaire turque et les combattants de l'Organisation de l'État islamique. Cette opération montre donc, à ceux qui avaient encore des doutes sur la question, la solidité des relations qui existent entre les autorités turques et Daech. De l'autre côté du mausolée, il y a certes des combattants kurdes, mais on peut difficilement croire qu'ils peuvent représenter une menace pour le mausolée et les soldats qui le gardent, surtout depuis que les autorités turques ont autorisé les renforts kurdes venus de Turquie à se diriger vers Kobané.
Selon toute logique, la menace viendrait donc de l'armée syrienne, mais celle-ci n'est pas suffisamment proche du lieu pour pouvoir y lancer une attaque visant à prendre en otages les militaires turcs. L'explication des médias turcs est donc peu convaincante et les milieux proches du Hezbollah préfèrent croire que l'incursion turque était essentiellement un message adressé aux forces du régime et à leurs alliés pour leur interdire de trop s'approcher des frontières turques et, surtout, pour les empêcher de poursuivre leur opération d'encerclement d'Alep. Toutefois, les milieux proches du Hezbollah estiment que l'incursion militaire turque est imprudente, car elle crée un précédent qui permettra à d'autres forces d'utiliser le même procédé. Ainsi, lorsque les autorités turques s'arrogent le droit de mener une opération militaire à l'intérieur du territoire syrien pour protéger un symbole religieux ou national, comment pourraient-elles dénier ce droit à ceux qui souhaitent aussi protéger des sites religieux ou nationaux, comme celui de Sitt Zeinab ?
En agissant ainsi, les autorités turques ont, en quelque sorte, légitimé le droit pour chaque partie concernée par la protection d'un site de violer la souveraineté d'un autre pays « pour protéger un symbole religieux ou national ». Les autorités turques ont sans doute voulu montrer ainsi leur supériorité et ne pas respecter les conventions internationales, mais au final, elles ouvrent une voie qui peut mener loin.
Les milieux proches du Hezbollah estiment toutefois que cette opération, limitée dans le temps et le lieu, pourrait être le prélude d'une action de plus grande envergure. Il s'agirait en quelque sorte d'un test pour les autorités turques qui n'ont jamais caché leur volonté de créer, dans le nord de la Syrie, une zone d'exclusion aérienne, dans laquelle s'installerait l'opposition qui serait ainsi totalement sous leur coupe. En même temps, cette zone ouvrirait en grand la voie vers Alep qui reste un grand enjeu pour la Turquie. Cette opération intervient d'ailleurs après les succès enregistrés par l'armée syrienne et ses alliés à Alep et dans ses environs. C'est sans doute de là que viendrait la menace pour les autorités turques qui craignent essentiellement la reprise par les forces du régime syrien du contrôle d'Alep. Avec les percées effectuées par l'armée syrienne et ses alliés au nord et au sud de la Syrie (dans la région de Kuneïtra et de Deraa), la reprise d'Alep signifierait que le régime est de nouveau maître des grandes villes et du centre du pays qui regroupe la grande majorité de la population, alors que l'opposition ne tiendrait plus que quelques zones limitrophes avec l'Irak et la Turquie peu peuplées et peu importantes, ainsi que certaines poches, notamment à Ghouta et Zabadani.
En lançant cette incursion militaire, dimanche matin, en territoire syrien, les autorités turques ont donc voulu montrer leur détermination à stopper à tout prix l'avancée du régime syrien. Mais la question qui se pose aujourd'hui est la suivante : est-il possible que l'opération turque ait été menée sans un feu vert américain ? Si les Américains n'en savaient rien, cela poserait un problème au niveau des relations entre la Turquie et les États-Unis. Mais s'ils étaient avertis et n'ont pas cherché à empêcher les autorités turques de mener cette incursion, cela poserait un problème au niveau des négociations en cours avec l'Iran. Comment les États-Unis peuvent-ils prétendre vouloir des accords qui stabilisent la région (notamment avec l'Iran), et en même temps permettre à un pays d'envoyer son armée dans un autre pays, alors que, jusqu'à présent, et quatre ans après le début du conflit syrien, ils avaient toujours refusé une telle option, pour eux et pour les autres ? L'incursion turque intervient après l'annonce par les États-Unis d'un accord avec la Turquie pour que celle-ci entraîne et forme des groupes de « l'opposition syrienne modérée ». Les deux développements sont-ils liés ?
Les milieux diplomatiques et militaires cherchent actuellement des réponses à toutes ces questions. Mais du côté du Hezbollah, on croit de plus en plus à la naissance d'un nouvel axe, face à celui de la résistance, formé de la Turquie, du Qatar, mais aussi de l'Arabie saoudite, qui a récemment entrepris un rapprochement étonnant avec les Frères musulmans, en accueillant une délégation de ce mouvement à Riyad au cours des derniers jours. Ce rapprochement est-il initié par les États-Unis, ou bien s'agit-il d'une tentative régionale de faire barrage à l'accord en préparation entre Téhéran et Washington ? Le mois de mars devrait apporter quelques éléments de réponse.
Pour mémoire
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Aujourd’hui, en sœur-syrie, c’est donc le fakkîhdio-bääSSyrianisme qui renoue avec la vraie liturgie de l’horreur : il tue en 2 jours ou même en 2 heures, dans 1 cascade de sang ruisselant, des dizaines et des dizaines de Sains Syriens. Et des milliers. Ou même, c’est sûr, des dizaines de milliers. C’est la énième infection du bääSSyrianisme depuis qu’on la relève précisément, i.e. depuis 58. On peut la suivre du doigt sur la mappe de ce "fertile" ! Commencée en 61 en cette sœur-syrie, elle gagna l’Irak, quelques bleds de la région et enfin, de nouveau ; à cause des Malsains fakkîhàRiens bien "de chez nous" ; notre Grand-Liban ! Certes, le mal a été aussi virulent durant sa progression dans ce "croissant", qu’il l’est aujourd’hui chez Nous au Liban. Et la raison est que ce fakkîhdio-bääSSyrianisme ne prospère que dans 1 société marquée à la fois par 1 déficit libertaire, 1 précarité pernicieuse et surtout 1 manque criant de précautions démocratiques. Un simple contact avec 1 fakkîhdio-bää bää bääSSyrien, ou l’utilisation d’1 de leurs turbans, képis ou treillis souillés, 1 gorgée de leur Arack frelaté (l’eau du Barada ou des Äâsséh-Lîttânéh, tous 3 pollués), l’omniprésence de résidus Malsains Syro-libanais(h) à leur côté à cause de cette fantomatique frontière trouée car Per(s)cée ; tout cela provoque instantanément les écœurements, les toutes grosses déprimes et soifs ardentes de libertés, principaux symptômes und dangers de "l'infection" médiatique fakkîhdisto-bääSSdiotiste.
14 h 19, le 24 février 2015