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Nos lecteurs ont la parole - Joe Acoury

La médiocrité au menu (encore !)

Le Liban s'installe dans une phase critique de son existence. Elle se caractérise par le paradoxe des questionnements sans l'urgence d'y répondre de façon appropriée : où sommes-nous du vouloir-convenir au bon sens par le corollaire des actes ? Comment se démarquer des intentions « bienveillantes » pour dialoguer autrement, aller se rencontrer n'importe quand et sortir du cloisonnement du leadership pour échanger chaque jour entre hommes ?
Le monde recompose son cheminement ainsi que la pertinence de ses objectifs démocratiques afin de mieux prévenir et contrecarrer les risques de l'extrémisme face à tant de déséquilibres. Chez nous, au Liban, penser autrement est au mieux considéré comme une menace insolente, au pire une gifle humiliante et au quotidien une montagne qu'on voudrait déplacer pour plaire provisoirement à l'autre. Se faire face, échanger à deux, à plusieurs ou construire ensemble une entente crédible demeure une option insondable. Elle semble être aussi sous la tutelle d'influences multiples, à part celle d'une citoyenneté à 100 % libanaise.
Oui, on est tous là à s'empêtrer dans nos tours. On refuse d'affronter l'effondrement des institutions et de l'État démocratique qu'une fausse indépendance continue à défendre avec arrogance. La colère de certains responsables et la dénonciation à temps d'une corruption presque généralisée servent-elles autant à accuser des personnes qu'à prémunir d'autres ? Le profond malaise qui domine toutes les sphères, politique, économique et sociale, révolte la majorité des citoyens. Ceux-là persistent pourtant à préférer l'immobilisme à toute courageuse décision nationale, et les « partenaires » de la patrie évitent de parler ou de décider de se rencontrer. Cependant, ils sont nombreux à miser sur l'échiquier international. Est-ce une raison pour rester en place et maintenir encore la médiocrité ?

Joe ACOURY

Le Liban s'installe dans une phase critique de son existence. Elle se caractérise par le paradoxe des questionnements sans l'urgence d'y répondre de façon appropriée : où sommes-nous du vouloir-convenir au bon sens par le corollaire des actes ? Comment se démarquer des intentions « bienveillantes » pour dialoguer autrement, aller se rencontrer n'importe quand et sortir du cloisonnement du leadership pour échanger chaque jour entre hommes ?Le monde recompose son cheminement ainsi que la pertinence de ses objectifs démocratiques afin de mieux prévenir et contrecarrer les risques de l'extrémisme face à tant de déséquilibres. Chez nous, au Liban, penser autrement est au mieux considéré comme une menace insolente, au pire une gifle humiliante et au quotidien une montagne qu'on voudrait déplacer pour plaire provisoirement...
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