La vie et le monde sont un éternel recommencement. Une sorte de renouvellement qui se répète au fil des années et des siècles. Le Christ le savait et l'a prédit : « Heureux êtes-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on vous calomnie de toute manière à cause de Moi. Soyez dans la joie et l'allégresse car votre récompense sera grande dans les cieux. » (Mat .5, 11-12)
Si l'on s'imagine que la communauté chrétienne se trouve déjà dans la gloire pascale et qu'elle doit obtenir, dans son développement ici-bas, une approbation enthousiaste et un succès garanti, cette illusion téméraire sera suivie d'un réveil terrible comme elle l'a toujours été dans le passé. La chrétienté se trouve encore devant la croix, au pied de la croix. Elle n'a pas encore passé la croix. Si elle est dotée de la force du Ressuscité de Pâques, elle doit, avant de le rejoindre, reproduire et subir le temps prépascal de la persécution et gravir les nombreuses stations du Calvaire.
Le temps présent exige de tout chrétien de confesser ouvertement sa foi, par ses paroles, ses écrits et par ses actes, chaque fois que la loi de Dieu et le sentiment de l'honneur chrétien le demandent. De vrais hommes, des hommes intègres, fermes et intrépides, dussent-ils le payer par le martyre comme l'ont fait les vingt et un coptes martyrs qui ont payé en scellant la fidélité dans le sang de leur appartenance au christianisme.
Le chrétien se trouve, sa vie durant, dans un douloureux processus d'apprentissage, à savoir la « réalisation » progressive de cet avertissement de Jésus : « S'ils M'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15,20).
Mais une vérité apparaît clairement à chacun : c'est à propos du Christ et de son message que les esprits se divisent. Le Christ est « la pierre d'achoppement, le rocher qui fait tomber » (1 Pi 2,8). Il doit émaner du Christ et de son message une grande force intérieure pour que l'on cherche sans cesse à les effacer du souvenir des hommes. Il serait téméraire de prier pour obtenir des persécutions et des humiliations. Mais il correspond à l'intention du Christ de demander la grâce de la fidélité, même dans des temps apparemment paisibles, pour le moment où l'orage de la persécution éclate de nouveau sur la communauté chrétienne. « Le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, comme Moi Je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder loin du Mauvais » (Jean 17,14-15).
L'esprit du mal, qui jamais ne désarme, redouble ses efforts dans la lutte contre toute société ordonnée. Et l'acharnement qu'il y met ne se résoudra que dans la victoire de la justice. Le mal poursuit ses ravages en Irak, en Syrie, en Libye, en Égypte. Il fait d'innombrables victimes innocentes. Rappelons-nous de saint Étienne : un contre tous, jusqu'à la fin. Il surpassait même en intelligence et en sagesse ses cruels adversaires, qui ne savaient quoi répondre à ses arguments. C'est la consigne de l'Évangile qu'il a suivie.
En un temps comme le nôtre, troublé et troublant, en un temps où la vérité et l'erreur, l'ordre de la raison et le chaos de l'irrationnel se passent en Russie et en Ukraine où s'affrontent les hommes d'un même peuple en une lutte incomprise dont les habitants des deux bords en paient le prix par la mort ou le handicap sans pour autant pouvoir faire quelque chose sauf prier.
Prier pour ceux qui nous persécutent et nous torturent, implorer pour eux un juge miséricordieux et clément, voilà qui dépasse les sentiments purement humains et requiert une charité héroïque. Le récit biblique de la Passion nous apprend que le Christ crucifié a prononcé le mot hardi : « Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font » (Luc 23,34). Peut-être la plupart de ceux qui participèrent à l'exécution de Jésus ne voyaient-ils pas clairement ce qu'ils faisaient et donc ne le savaient pas. Mais bien des chrétiens persécutés n'ignorent pas que leurs persécuteurs savent exactement ce qu'ils font et réalisent consciemment leurs plans comme les éléments de l'Était islamique. Prier pour ses persécuteurs ne requiert pas seulement l'effort d'un engagement de toute la personne, il y faut aussi la force, le secours de la grâce divine : « Priez pour vos persécuteurs » (Mat .5,44).
À peine avons-nous entonné le Te Deum que nous devons revenir à notre Miserere. À peine sommes-nous dans la paix que la persécution menace. À peine avons-nous obtenu un triomphe que voici un scandale. Oui, nous faisons des progrès par nos reculs, notre chagrin est aussi notre consolation. Nous avons perdu saint Étienne pour gagner saint Paul, et Matthias a pris la place de Judas le traître.
Sylvain THOMAS


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Plutôt 1 bonne fin effroyable, qu’un effroi sans fin ! Selon l’apôtre Saûl métamorphosé en Paûl. Les bons chrétiens de l’école du Christ ne font que réagir, et font de ce positionnement leur seule "stratégie". Et face à qui on vous prie? Face à d'ingrats déshumanisés hagards en réalité, dévastés, spongieux, torves avec toute leur morgue de funèbres et funestes humanoïdes- humains. Aux égos gonflés d'un orgueil infatué pour tout ce qui peut sortir de leurs cordes vocales. Bref, sans leurs prétentions à 2 balles, ils n’existeraient même pas, ces avatars-"d’humains-là". Cependant, les écoliers du Christ placent leur âge d’or dans le passé alors qu’ils étaient censés être forces de progrès, mais sont devenus malheureusement pour le moment un poids insuffisamment lourd pour empêcher derechef ces évolutions inhumaines négatives. Et sans aucune autre perspective que cette simili-"stratégie". Faut donc qu’ils se réinventent une "nouvelle stratégie", mais de la manière forte cette fois. Ils ne sont pas moins efficaces parce qu’ils sont dans cette simili- "stratégie", ils sont moins efficaces parce qu’ils ne font qu’uniquement réagir. D’abord réagir, et finalement seulement réagir face à ces humanoïdes. Ils se redoivent donc à l’action et à l’actif pour enfin agir et remmener à la tête d’une "new stratégie" combative, afin de ramener la barre à bon bord de ce "boutre chrétien" presque naufragé, à défaut de quoi ces humanoïdes risquent de le déshumaniser! Ainsi soit-il.
18 h 43, le 21 février 2015