Julie Bou Farah, peinture naïve mais regard clair.
«Des pommes, des poires et des scoubidoubidou...». Quelques-unes de ses toiles évoquent spontanément ce refrain de Sacha Distel!
Parsemées de pommes, de cercles, de ronds, de sphères aux couleurs vives acidulées, les toiles de Julie Bou Farah – certaines d'ailleurs baptisées «Dots», même si elles n'ont rien à voir avec les points lisses et glacés des toiles éponymes de Damien Hirst! – reflètent la poétique fraîcheur de son regard. Sauf que sous la candeur enfantine de ses peintures à l'acrylique ou en techniques mixtes (aux dimensions variant entre 25 x 20 et 190 x 150 cm), cette artiste exprime aussi sa vision parfois critique de l'actualité. En témoigne cet Obama a vélo pédalant à l'envers... sur fond de drapeau américain recolorisé en rose féministe !
Q – On associe souvent peinture naïve et candeur de l'artiste. Êtes-vous d'accord ?
R – L'art naïf est la représentation d'un univers parfois candide, souvent délicat, enfantin ou rêveur, mais jamais niais. Un univers profond qui s'exprime avec une extraordinaire simplicité. C'est honnête et ça me ressemble.
Quels sont vos thèmes d'inspiration ?
Je n'ai jamais traité un sujet unique. Mes toiles reflètent toutes ce qui m'entoure. Je m'inspire autant des petites histoires de mon quotidien, de ma vie de famille que de mes lectures, de l'actualité politique ou encore de l'actualité artistique. Néanmoins, cette exposition, baptisée «Indigo», est une nouvelle étape de mon parcours: j'y exprime mon enthousiasme, mes émotions, mon inconscient, mais aussi ma nostalgie d'un passé vibrant de milles couleurs...
Quelle place occupe la couleur indigo (titre de l'expo) dans votre palette ?
L'indigo est une couleur qui dégage des vibrations sereines. C'est la couleur qui guide mon chemin de vie et se retrouve forcément donc dans mon art...
Quand et comment est née votre vocation artistique ?
Dans mes souvenirs, je me vois toujours avec un crayon à la main et plein de couleurs gribouillant sur une feuille, sur le sol, les murs...
Normal donc qu'elle se dirige vers des études artistiques à l'Alba et l'UL. Et qu'elle décroche le prix Henri Matisse de la 16e biennale UMAM de Nice en 1999.
Quels sont les artistes qui vous ont influencée ou que vous admirez ?
Je suis autant influencée par les artistes contemporains que par tous ceux qui ont fait l'histoire de l'art.
*Salle d'exposition de l'Université de Balamand. Jusqu'au 27 février. Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi, de 10h à 17h.
Q – On associe souvent peinture naïve et candeur de...


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