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Liban

Nouvel épisode du feuilleton de Bentaël : les travaux reprennent

Et rebelote. Alors que les travaux sur la route accolée à la réserve de Bentaël, Jbeil, semblaient définitivement suspendus – comme le mohafez du Nord Fouad Fleifel l'avait indiqué à L'Orient-Le Jour le 11 février –, ils ont repris de plus belle hier. La décision du mohafez faisait suite à des lettres envoyées par le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk, dans lesquelles celui-ci demandait l'arrêt des travaux en raison des craintes formulées par le comité de la réserve sur une inévitable exposition du site à la pollution et, par conséquent, un impact sur la biodiversité du lieu. Or il semble que le ministre ait finalement donné son accord pour la poursuite des travaux.
Contacté par L'Orient-Le Jour, M. Machnouk a confirmé que « les travaux d'agrandissement de cette route, de 3,5 mètres à six mètres, ont bien repris et sont presque terminés ». « Je me suis réuni plusieurs fois avec les habitants de la région, ils trouvent que ce projet est vital pour eux, dit-il. Ils sont d'accord entre eux, toutes confessions confondues : cela leur permet, disent-ils, de traverser la distance jusqu'à leurs villages en cinq kilomètres au lieu de vingt. J'ai été moi-même sur les lieux pour constater que l'agrandissement de cette route, qui ne se trouve pas dans la réserve, rappelons-le, n'aurait aucun impact sur l'environnement. »
Le Mouvement écologique libanais (LEM) ne l'entend pas de cette oreille. Il a publié hier une lettre ouverte au Premier ministre Tammam Salam (NDLR : dont le ministre de l'Environnement est un proche), lui demandant « d'intervenir immédiatement et avec fermeté pour empêcher ce crime écologique perpétré contre la réserve naturelle de Bentaël, la première du Liban (créée en 1981), celle qui a introduit dans ce pays l'idée de la création de réserves naturelles ».
Le LEM affirme que la route se trouve bien dans la zone de protection de la réserve, qui est de 500 mètres selon la loi. « Le ministre de l'Environnement couvre ces travaux, sans se soucier de sa propre décision n° 266 datant du 27 janvier dernier, ainsi que des décisions de tous les anciens ministres et du directeur général, sans compter les cris d'alarme des environnementalistes et des médias et les inquiétudes du comité de la réserve, qui se trouve sous sa tutelle », souligne le texte.
Selon le rassemblement d'ONG, la biodiversité et l'équilibre de la réserve sont menacés par la hausse du niveau de la pollution qui ne manquerait pas de résulter de l'intensification du trafic sur cette route. « Le scandale, c'est que ces travaux sont effectués sans l'étude d'impact environnemental qu'exige la loi, sans cartes et sans permis du ministère de l'Environnement ni de la Direction générale de l'urbanisme, poursuit le texte. Le ministre n'a même pas signé un protocole avec la délégation de défenseurs du projet qu'il a accueillie hier (la veille) pour préserver les droits de la réserve. »

Et rebelote. Alors que les travaux sur la route accolée à la réserve de Bentaël, Jbeil, semblaient définitivement suspendus – comme le mohafez du Nord Fouad Fleifel l'avait indiqué à L'Orient-Le Jour le 11 février –, ils ont repris de plus belle hier. La décision du mohafez faisait suite à des lettres envoyées par le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk, dans lesquelles celui-ci demandait l'arrêt des travaux en raison des craintes formulées par le comité de la réserve sur une inévitable exposition du site à la pollution et, par conséquent, un impact sur la biodiversité du lieu. Or il semble que le ministre ait finalement donné son accord pour la poursuite des travaux.Contacté par L'Orient-Le Jour, M. Machnouk a confirmé que « les travaux d'agrandissement de cette route, de 3,5 mètres à six mètres,...
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