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Liban

Sleiman : Altérer le fonctionnement du cabinet n’est pas la solution pour régler son manque de productivité

L'ancien chef de l'État accueillant le ministre Ramzi Jreige.

L'ancien président de la République Michel Sleiman s'est déclaré surpris hier d'entendre parfois des responsables dire que les chrétiens doivent s'entendre entre eux afin de mettre un terme à la vacance présidentielle, assurant que la présidence au Liban n'est pas une responsabilité chrétienne mais bien une responsabilité nationale. Interrogé à propos du débat concernant le mode de fonctionnement du gouvernement en l'absence d'un président, Michel Sleiman a affirmé qu'il ne faut pas désespérer en ce qui concerne l'élection d'un président qui reste la première priorité.
« La situation de ce cabinet est bien meilleure que celle du cabinet démissionnaire qui l'a précédé et ce n'est pas le mode de fonctionnement du cabinet qu'il faut altérer pour ajuster son manque de productivité », a-t-il affirmé, en allusion à l'importance d'élire un président. M. Sleiman a tenu à rappeler que le président possède en effet des prérogatives que l'ensemble des ministres réunis ne possèdent pas, comme renvoyer par exemple des projets de lois au Parlement. « Qu'un ministre refuse de manière individuelle une loi ou décision, cela n'a aucune valeur », a-t-il ajouté, assurant que cette prérogative présidentielle spéciale doit être prise en compte dans l'étude du mode de fonctionnement du cabinet. « Où est le rôle du président dans ce débat », s'est-il interrogé.
Saluant les dialogues qu'il a jugés « encourageants », et le rôle joué par les forces de l'ordre dans le cadre du plan de sécurité, le président Sleiman a par ailleurs reçu à son domicile les députés Ghazi el-Aridi et Fouad el-Saad, ainsi que les anciens ministres Tarek Mitri et Ibrahim Najjar et le ministre Ramzi Jreige. Ce dernier a affirmé au terme de la rencontre que les institutions constitutionnelles ne peuvent fonctionner en l'absence d'un président. De son côté, le député Fouad el-Saad a estimé que la prorogation d'un an du mandat de Sleiman aurait évité au pays le vide.
Sur un autre plan, le chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, a reçu hier le ministre de la Santé Waël Bou Faour, délégué par le chef du Parti socialiste progressiste, le député Walid Joumblatt, en présence du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil. Au terme de la rencontre, M. Bou Faour a indiqué que « les relations entre les deux parties ont pris un tournant positif et progressé ». « Nous souhaitons que les dialogues en cours, entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises ou entre le Futur et le Hezbollah, aient un dénouement heureux. Il s'agit de parvenir, à l'ombre de la situation régionale, à des ententes entre les composantes libanaises, notamment autour de l'échéance présidentielle », a-t-il encore précisé, estimant qu'aucune partie ne veut provoquer une implosion du gouvernement. « Nous devons garantir au cabinet un cours de travail normal. Dans ce cadre, une entente est également nécessaire, mais sans prendre des positions constitutionnelles embarrassantes à l'avenir, susceptibles de provoquer des conflits constitutionnels ou politiques », a-t-il conclu.

L'ancien président de la République Michel Sleiman s'est déclaré surpris hier d'entendre parfois des responsables dire que les chrétiens doivent s'entendre entre eux afin de mettre un terme à la vacance présidentielle, assurant que la présidence au Liban n'est pas une responsabilité chrétienne mais bien une responsabilité nationale. Interrogé à propos du débat concernant le mode de fonctionnement du gouvernement en l'absence d'un président, Michel Sleiman a affirmé qu'il ne faut pas désespérer en ce qui concerne l'élection d'un président qui reste la première priorité.« La situation de ce cabinet est bien meilleure que celle du cabinet démissionnaire qui l'a précédé et ce n'est pas le mode de fonctionnement du cabinet qu'il faut altérer pour ajuster son manque de productivité », a-t-il affirmé, en...
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