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Économie - Dette

Grèce : Tsipras et Merkel temporisent

Le sommet européen de Bruxelles, qui a permis au Premier ministre grec et à la chancelière allemande de se rencontrer, s'est conclu sur une tonalité bien différente de celle de l'Eurogroupe la veille. Les deux camps ont affiché leur volonté d'apaisement en préparation de la nouvelle réunion prévue pour lundi.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras accueilli par son homologue belge Charles Michel à son arrivée à Bruxelles. Photo archives/AFP

Alexis Tsipras et Angela Merkel ont hier jeudi de faire baisser la tension au sommet européen à Bruxelles où le Premier ministre grec veut convaincre ses partenaires, en particulier l'Allemagne, de desserrer l'étau d'austérité dans lequel est pris son pays.
« Je suis sûr que tous ensemble, nous pouvons trouver une solution viable pour soigner les blessures causées par l'austérité », a affirmé M. Tsipras, en dépit de l'échec la veille des ministres des Finances de la zone euro dans leur tentative de combler le fossé avec Athènes. « Nous sommes à un tournant crucial pour l'Europe ».
À l'ouverture du sommet, il a échangé une poignée de main et quelques mots, tout sourire, avec son homologue allemande, Angela Merkel, qui incarne pour les Grecs l'orthodoxie budgétaire honnie. Il avait auparavant fait passer le message selon lequel il était prêt à une rencontre bilatérale, qui serait une première. Mais aucun rendez-vous n'a été fixé. « L'Europe est toujours orientée vers des compromis, les compromis sont faits si on y trouve son avantage, et l'Allemagne y est prête », a assuré Mme Merkel. « Nous avons encore quelques jours devant nous », a-t-elle souligné, alors qu'une nouvelle réunion de l'Eurogroupe est prévue pour lundi.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, une réunion particulièrement houleuse a eu lieu entre ministres des Finances de la zone euro. Elle n'a débouché sur aucune avancée, ravivant les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro. « Le climat était épouvantable », a confié une source proche des discussions. Les participants se sont quittés sans conclusions, ni calendrier, une situation inédite, signe des antagonismes entre la zone euro et la Grèce, dont le programme d'aide touche à sa fin le 28 février.
Les Européens veulent que la Grèce demande une extension de ce programme pour se financer à court terme, avant même d'envisager une solution pour réduire sa dette (plus de 175 % du PIB). Soucieuse de se débarrasser de la troïka (UE, BCE et FMI) et des mesures qu'elle lui impose à marche forcée, Athènes s'y refuse.

Se serrer les coudes
La décision sur une éventuelle extension du programme doit être prise très rapidement. Tentant de renouer le dialogue, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est entretenu hier avec M. Tsipras, en marge du sommet européen. Tous deux ont convenu de lancer un travail au niveau technique afin de faciliter la réunion cruciale de lundi. L'idée est de chercher « une base commune » entre le programme d'aide actuel et les propositions d'Athènes pour se financer à court terme.
La Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier de relever à 65 milliards le plafond de ses prêts d'urgence (ELA) aux banques grecques. « Lors d'une conférence téléphonique aujourd'hui, la BCE a prolongé d'une semaine l'aide de l'ELA » et « elle a décidé de donner à la Grèce le montant qu'elle avait demandé », a expliqué une source proche de la Banque de Grèce à l'AFP.

Alexis Tsipras et Angela Merkel ont hier jeudi de faire baisser la tension au sommet européen à Bruxelles où le Premier ministre grec veut convaincre ses partenaires, en particulier l'Allemagne, de desserrer l'étau d'austérité dans lequel est pris son pays.« Je suis sûr que tous ensemble, nous pouvons trouver une solution viable pour soigner les blessures causées par l'austérité », a affirmé M. Tsipras, en dépit de l'échec la veille des ministres des Finances de la zone euro dans leur tentative de combler le fossé avec Athènes. « Nous sommes à un tournant crucial pour l'Europe ».À l'ouverture du sommet, il a échangé une poignée de main et quelques mots, tout sourire, avec son homologue allemande, Angela Merkel, qui incarne pour les Grecs l'orthodoxie budgétaire honnie. Il avait auparavant fait passer le...
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