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Campus - Libre Cours

Maya Nakhel, militante de l’éco-citoyenneté

Au-delà de l’embellissement d’un mur ou d’un paysage, l’action de Maya Nakhel a un impact plus étendu puisqu’elle responsabilise les jeunes et les initie à l’amour de la nature et aux activités vertes.

Du 31 janvier au 2 février, Maya Nakhel, militante écologique engagée et étudiante au master 2 en médiation culturelle à l'Université libanaise, section 2, a vu son projet de médiation environnementale se concrétiser. Son action, menée à Batroun, comprend des activités artistiques, sportives et écologiques. Elle a nécessité une préparation de longue haleine et la contribution de nombreux collaborateurs. « Mon but est de diffuser auprès des jeunes des messages environnementaux et ce à travers l'art, d'inciter les participants à la mobilisation pour la cause écologique, de dénoncer l'urbanisation forcenée et la disparition des espaces verts, d'initier le public à l'adoption d'habitudes écologiques et de promouvoir la mobilité douce et les activités vertes », explique la coordonnatrice du projet avec enthousiasme.


Plus de deux cent cinquante participants ont répondu à l'appel éco-citoyen de la jeune enseignante de français : scouts, élèves, artistes graffeurs, écologistes, cyclistes, membres de la communauté ainsi que des associations, telles que Batroun Khalya Ahla (BKA), Assafina beit Oum el-Nour (vouée à améliorer la créativité et le bien-être des personnes à besoins spécifiques), la réserve de Bentaël et PolyLiban. « Dans la première phase du projet, une centaine de jeunes scouts du Collège des sœurs des Saints-Cœurs et de l'école des pères capucins, ainsi que des élèves de l'Institut père Michel Khalifé ont redonné vie à un mur situé sur la nouvelle route menant au village d'Eddé, en y réalisant des graffitis. La façade embellie mesure 350 mètres de largeur et 7 mètres de hauteur », indique la jeune médiatrice culturelle qui confie avoir été élevée depuis sa tendre enfance au respect et à l'amour de la nature.

 

Un travail d'équipe bien orchestré
Dès leur arrivée sur le site, les intervenants sont répartis en de petits groupes, chacun dirigé par une personne-ressource choisie parmi les scouts. « Ces derniers ont su montrer le bon exemple dans leur service, leur motivation et leur organisation », se réjouit Maya en soulignant l'ambiance exceptionnelle et « le bel esprit de collaboration et d'entraide qui a régné parmi les participants ».
Les artistes graffeurs ont expliqué aux personnes concernées la technique de la peinture au pochoir, les règles à appliquer et les étapes à suivre pour effectuer les graffitis. Équipés de gants en latex et de masques antipoussières, les jeunes collaborateurs se sont lancés dans leur tâche artistique avec entrain. Et graduellement, sous leurs mains enthousiastes, des feuilles d'arbres, une pelouse, des oiseaux et une bicyclette ont pris forme brisant la tristesse de la façade en béton. Un moment magique partagé avec les cyclistes de l'association PolyLiban, venus de différentes régions du pays du Cèdre. « Leur participation fut un beau message de paix, de joie et d'unité », souligne Maya, grande adepte des activités de plein air, qui précise que si son projet a pu être réalisé c'est aussi grâce au soutien de ses collaborateurs qui ont offert les produits et les outils utilisés par les jeunes graffeurs, aménagé l'échafaudage, assuré le transport et les repas pour les participants. « Je tiens à les remercier tous et en particulier les entreprises Moubarak, Zakharia co, Crepaway, Ixsir Winery et l'entreprise de construction routière Hamid Keyrouz. »

 

Sensibilisation et actions durables
Le projet de médiation environnementale de Maya s'est prolongé jusqu'au lundi 3 février. Lorsqu'une trentaine d'élèves du Collège des sœurs des Saints-Cœurs de Batroun, âgés entre 13 et 16 ans, ont peinturé et embelli le conteneur qu'ils utilisent pour la collecte du papier, du plastique et des canettes. « Avec la collaboration de jeunes Batrouniens, nous avons mené des campagnes de sensibilisation au tri des déchets dans les écoles de Batroun », poursuit l'étudiante, qui prévoit la plantation d'arbustes dans les deux zones du projet, au pied du mur et autour du conteneur. « On compte sur les municipalités pour prendre en charge l'entretien des arbres plantés », espère-t-elle.
Et de conclure : « Je crois au travail collectif, aux actions citoyennes qui seules peuvent réveiller les consciences. Je dis souvent aux jeunes, notre symbole est un cèdre, ce n'est pas une énorme tour en béton, si on comprend le sens réel de ce symbole, on devient tous des citoyens environnementaux. »

Du 31 janvier au 2 février, Maya Nakhel, militante écologique engagée et étudiante au master 2 en médiation culturelle à l'Université libanaise, section 2, a vu son projet de médiation environnementale se concrétiser. Son action, menée à Batroun, comprend des activités artistiques, sportives et écologiques. Elle a nécessité une préparation de longue haleine et la contribution de nombreux collaborateurs. « Mon but est de diffuser auprès des jeunes des messages environnementaux et ce à travers l'art, d'inciter les participants à la mobilisation pour la cause écologique, de dénoncer l'urbanisation forcenée et la disparition des espaces verts, d'initier le public à l'adoption d'habitudes écologiques et de promouvoir la mobilité douce et les activités vertes », explique la coordonnatrice du projet avec...
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