Les étudiants de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université libanaise à Tripoli brandissant des pancartes dénonçant la nomination de M. Antoine Tannous à la tête de la faculté. Photo Amer Aussman
Les étudiants de la faculté des sciences économiques et de gestion, section 3, de l'Université libanaise ont observé hier un sit-in devant le siège de la faculté à Tripoli en guise de protestation contre la nomination d'un directeur chrétien, Antoine Tannous, à la tête de la faculté.
Les étudiants ont ainsi bloqué l'entrée de la faculté et y ont même dressé une tente, menaçant de recourir à l'escalade si le nouveau directeur n'est pas démis de ses fonctions.
« Notre mouvement n'est pas contre la personne de M. Tannous, encore moins contre sa confession ou le parti auquel il appartient, explique à L'Orient-Le Jour Naïm Maassarani, responsable des universités au courant al-Azm. Selon les us et les coutumes, le conseil des six facultés de gestion doit représenter les différentes confessions. Or, avec la nomination de M. Tannous, la communauté sunnite a été éloignée, ce qui est en contradiction avec les principes suivis, d'autant que le directeur de la faculté a un rôle primordial dans la prise des décisions qui définissent la politique de la faculté ou qui régissent les stratégies dans l'université et les régions. Avec cette nomination, il n'y a plus de représentants sunnites ou tripolitains au sein de ce conseil. »
En soirée, les bureaux estudiantins du courant du Futur, du courant al-Azm, du Parti de la libération arabe et des indépendants ont annoncé au terme d'une réunion urgente qu'ils suspendent leur mouvement « à la suite de l'attitude positive » du président de l'UL qui « s'est engagé à trouver une issue à la faille causée à la faculté des sciences économiques et de gestion ».
Dans un communiqué, ils ont affirmé que « leur mouvement est purement basé sur des critères académiques et ne revêt pas de dimensions confessionnelles, comme on a voulu l'insinuer ».
N. M.


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Ce n'est pas une réaction confessionnelle mais parce que ce n'est pas un sunnite ils créent des histoires et ferment les portent du l’université. Pas important si Mr. Tannous est plus capables que le sunnites qui devrait, selon eux, prendre la place. Alors Chrétiens, sunnites, druzes, Chiites ou Alaouites c'est le critère du choix et c'est pas grave si le personnage en question est c.... comme un balais et ne rempli pas les critères requis. Le pays est malade, mais malade......
10 h 06, le 04 février 2015