Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a dénoncé dans son éditorial hebdomadaire au Anba', organe de son parti, l'attaque contre le bus de pèlerins chiites, dimanche, à Damas, avant de stigmatiser toute forme d'agression contre des civils. « Tout attentat à l'explosif ou assassinat visant des civils innocents est un acte répréhensible », a-t-il commenté.
S'arrêtant sur la chute mondiale du prix du pétrole, M. Joumblatt a relevé que le Liban peut en tirer profit pour tenter de régler le dossier le l'électricité. Il a expliqué que cette chute des prix permet au Trésor de faire des économies de près de 3 milliards de dollars qui peuvent être mises à profit pour « réhabiliter les centrales électriques et trouver une solution au problème chronique qu'elles posent, avant que les prix ne grimpent de nouveau ». « Il est possible de régler les divergences politiques autour de ce dossier et de profiter de la conjoncture actuelle pour clore à jamais ce dossier, ce qui serait dans l'intérêt de tous les Libanais », a-t-il encore dit.
Autre sujet abordé par le chef du PSP : les espaces verts à Beyrouth. Il s'est inquiété des projets prévus pour le Bois des pins, « devenu le seul espace vert et poumon de la capitale défigurée par le développement anarchique du secteur de l'immobilier ». « Si on reconnaît à la municipalité de Beyrouth son aménagement réussi du jardin public de Sanayeh, nous devons quand même insister sur la nécessité de ne pas détruire l'espace écologique unique que représente le bois de Beyrouth », a souligné M. Joumblatt qui a mis en garde contre le projet de transfert du stade municipal de Tarik Jdidé au bois, une décision pareille étant de nature à l'amputer d'une bonne partie de l'espace vert, et contre l'aménagement d'installations touristiques destinées aux plus nantis, « ce qui privera les pauvres de la capitale des espaces publics ». M. Joumblatt a appelé la municipalité de Beyrouth à réviser ses projets pour le Bois des pins.
Liban
Joumblatt stigmatise les attaques contre « des civils innocents »
OLJ / le 03 février 2015 à 00h00


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