Le ministre de la Justice déterminé à suivre jusqu’au bout l’affaire des tirs de joie.
Ces derniers s'étaient manifestés une nouvelle fois le jour du discours télévisé prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
Les tirs de joie, qui exceptionnellement n'ont pas fait de victimes cette fois-ci, ont occasionné de multiples dégâts dans les lieux publics endommageant les biens des citoyens.
Le ministre de la Justice a requis l'arrestation des auteurs et demandé qu'ils soient déférés devant la justice.
Dans sa requête adressée au parquet, M. Rifi a précisé qu'en date du 30 janvier dernier, un certain nombre de personnes ont procédé à des tirs de coups de feu et de roquettes « de manière archaïque semant la panique parmi les citoyens, hommes, femmes et enfants, causant des dégâts dans les lieux publics et privés, et foulant aux pieds tous les textes de loi, le prestige de la justice et de l'État », a-t-il dit.
« Ces actes constituent une agression flagrante contre la sécurité et la sûreté du citoyen, qui sent désormais que l'État n'existe pas ou qu'il est incapable de le protéger, voire même qu'il est complice avec les fauteurs. Ces derniers ont violé les règles croyant qu'ils sont au-dessus de la loi et pouvant échapper à la reddition des comptes », a encore affirmé M. Rifi.
Le ministre a poursuivi en affirmant qu'à la lumière du devoir qui incombe à la justice, celle-ci devrait œuvrer à mettre un terme au crime commis en imposant les sanctions aux personnes responsables, « afin que le crime ne se transforme pas en un outil d'arrogance et de puissance ». Alléguant le principe de l'égalité entre les citoyens et se fondant sur le principe de la souveraineté de l'État sur l'ensemble de son territoire, le ministre a rappelé que les citoyens n'acceptent plus de telles transgressions, demandant aux services de l'ordre compétents d'effectuer les enquêtes nécessaires en ce sens. M. Rifi n'a pas manqué de souligner au passage que les forces de l'ordre sont « responsables et chargées d'imposer la loi à tous, sans aucune exception et sans distinction entre une région et une autre », faisant allusion au fait que celles-ci ont la prérogative d'aller jusque dans la banlieue sud pour s'acquitter de leur tâche, une localité connue pour être sous l'influence du Hezbollah.
Le plan sécuritaire
En attendant, le plan sécuritaire pour la Békaa, annoncé depuis plusieurs semaines, se fait attendre. Au lendemain du discours corsé prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, suivi de l'explosion terroriste qui a ciblé des pèlerins chiites en Syrie, les réunions de dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah ont repris au milieu de nombreuses interrogations sur la destinée des décisions déjà prises lors des séances précédentes, dont le plan sécuritaire dans la Békaa.
Le membre du bloc de la Fidélité à la résistance, Ali Mokdad, a affirmé à ce sujet que le plan sécuritaire est toujours attendu.
« Cela fait un certain temps que les habitants de la Békaa réclament que l'État impose la sécurité dans leur région afin qu'ils puissent vivre en sécurité », a-t-il dit. Le député a précisé que les personnes recherchées par la justice ne sont pas plus que quelques dizaines, affirmant qu'ils ne bénéficieront d'aucune couverture politique. Il a tenu à assurer à ce sujet qu' « il n'y a aucune relation entre le discours de Nasrallah et le plan sécuritaire dans la Békaa ».
Commentant l'attaque terroriste contre les pèlerins libanais à Damas, il a affirmé que ce crime a prouvé que les projets sioniste et takfiriste ont un même objectif, un même plan qui sert les intérêts d'Israël.


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