Tout en saluant les amorces de dialogue entre, d'une part, le courant du Futur et le Hezbollah, et, d'autre part, le Courant patriotique libre et les Forces libanaises, les représentants des organismes économiques, réunis sous la présidence de Adnan Kassar, ont publié hier une mise en garde contre « la poursuite d'un dialogue stérile qui ne se traduirait par rien de concret ».
« Si c'est le cas, attendons-nous à une année économique 2015 à l'image de l'année écoulée », affirme le communiqué du patronat, qui en attribue l'entière responsabilité aux « forces politiques ».
Les organismes économiques ont ainsi appelé à l'élection d'un chef de l'État « le plus rapidement possible », estimant que « la poursuite de la marginalisation de la fonction présidentielle (...) influera indubitablement sur le climat général d'investissement et exercera des pressions sur une économie qui traverse déjà une phase très délicate ».
« Il est nécessaire de réactiver les institutions constitutionnelles, à commencer par la présidence, en passant par la Chambre des députés et le Conseil des ministres, qui est paralysé par les différends injustifiés », souligne le communiqué des organismes économiques.
Par ailleurs, le patronat a estimé qu'il est « inadmissible que le pays reste sans budget depuis 2005 et continue à effectuer ses dépenses sur la base du douzième provisoire ». Et d'évoquer aussi la nécessité de s'attaquer à la réduction de la dette publique, « qui atteint des niveaux effrayants », ainsi qu'aux questions du marasme, de l'inflation, du chômage « et d'autres dossiers qu'il n'est plus permis d'ajourner ».
Enfin, le patronat affirme que « le Liban affronte des défis existentiels » et que, de ce fait, « tout le monde assume la responsabilité d'en préserver l'élan et la force ».


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