Ahmad Hariri s’est prononcé contre les nouvelles caricatures de « Charlie Hebdo » lors d’un atelier de travail organisé par le courant du Futur à Saïda. Photo Ani
La rue de l'ambassade de France à Beyrouth a été brièvement coupée hier, a rapporté le centre de gestion de trafic. Selon un témoin sur place, un fort déploiement sécuritaire (Armée, Forces de sécurité intérieure et forces spéciales) a également eu lieu dans cette rue. Ce déploiement était dû à des rumeurs sur la possibilité d'une manifestation anti-Charlie Hebdo devant l'ambassade de France.
À Tripoli, par ailleurs, des citoyens se sont regroupés place Abdel Hamid Karamé pour dénoncer les caricatures jugées offensantes pour le Prophète. De son côté, le secrétaire général du courant du Futur Ahmad Hariri a stigmatisé, lors d'une allocution prononcée dans le cadre d'un atelier de travail organisé par son parti à Saïda, la publication de nouvelles caricatures par Charlie Hebdo. « Le courant du Futur a été parmi les premiers à dénoncer toute atteinte portée au Prophète et à tout autre symbole religieux, même si la réponse ne doit sûrement pas être des crimes terroristes, mais bien la dénonciation civilisée et pacifique », a-t-il déclaré, estimant que les positions du Futur rejoignent celles du Vatican et d'al-Azhar qui jugent que la liberté d'expression ne signifie pas se moquer de la foi des autres. Il a sur ce plan assuré que le cri lancé par le Futur « Je suis Charlie » est venu soutenir tous les musulmans victimes du terrorisme, notamment ceux qui vivent en Occident et qui sont victimes de l'islamophobie. « C'est dire que les musulmans refusent que des groupuscules terroristes commettent des crimes en leurs noms, et je rappelle que le martyr Rafic Hariri a été le premier leader musulman à dénoncer les attentats du 11 septembre 2001. Nos positions peuvent ne pas être comprises aujourd'hui mais elles le seront avec le temps », a-t-il estimé, ajoutant que l'ennemi israélien et le président Bachar el-Assad représentent le terrorisme incarné et ils en profitent, même s'ils ont été les premiers à exploiter l'attaque de Paris. Il a par ailleurs indiqué que le dialogue Futur-Hezbollah a ouvert la voie au dialogue entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises.


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A votre bonne attention une contrtadiction dans le texte : "Nos positions peuvent ne pas être INcomprises aujourd'hui" ou plutôt : Nos postitions peuvent être incomprises aujourd'hui (sans le 'ne pas') ou encore : Nos positions peuvent ne pas être comprises aujourd'hui ?
11 h 00, le 17 janvier 2015