Le secrétariat général du 14 Mars réuni hier à Achrafieh. Photo Ani
Le secrétariat général du 14 Mars a condamné hier avec la plus grande fermeté les deux attentats terroristes qui ont frappé la région de Jabal Mohsen, appelant à un contrôle strict tout le long de la frontière libano-syrienne pour mettre fin aux ingérences armées dans les deux sens et empêcher, de ce fait, les actes terroristes. Mais il a surtout rendu hommage à l'exemple constitué par le raid des FSI visant à mettre fin à la situation de non-droit dans la prison de Roumieh, soulignant que cette expérience, sous le signe du rétablissement par l'État de son autorité, devait être étendue « le plus tôt possible » à l'ensemble du territoire.
« Sur base de la règle selon laquelle il faut résoudre le problème à la racine, le secrétariat général renouvelle son appel aux autorités politiques, sécuritaires et militaires pour qu'elles prennent la décision franche et définitive d'empêcher toute forme d'exportation et d'importation de la violence du terrorisme de et en Syrie », a indiqué le secrétariat dans un communiqué, à l'issue de sa réunion hebdomadaire à Achrafieh sous la présidence de son coordinateur général, l'ancien député Farès Souhaid.
« Les développements sur le terrain ont prouvé que le règlement des symptômes dus à l'ingérence dans la crise syrienne par des dialogues bilatéraux – qui ont certes le mérite de décrisper quelque peu les épiphénomènes de la tension – ne peut pas mettre fin au terrorisme et à ses répercussions, tant qu'un contrôle strict n'est pas établi le long de la frontière et des points de passage légaux et illégaux, et tant que le Hezbollah et autres organisations armées ne sont pas empêchés de franchir cette frontière dans les deux sens, quels que soient leur identité et leurs prétextes », souligne le communiqué.
Le secrétariat général du 14 Mars a ensuite félicité le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, pour « sa décision courageuse de mettre fin à la situation de porosité qui régnait à la prison de Roumieh », ainsi que les FSI et l'armée libanaise pour « leur sérieux et leur professionnalisme dans la mise en application de la décision politique ».
« Le fait que l'État libanais mette fin à la situation chaotique à l'intérieur de la prison prouve que les forces sécuritaires et militaires légales sont capables de rétablir le règne de la loi sur l'ensemble du territoire libanais lorsque la décision politique existe. Que l'expérience de la prison de Roumieh soit un modèle applicable aux 10 452 km2 le plus tôt possible ! » note le communiqué.
Le secrétariat général a enfin appelé « les services sécuritaires et judiciaires concernés à prendre des mesures sévères qui mettraient fin de manière définitive à certaines situations criminelles individuelles échappant à la loi, afin d'empêcher que les meurtres d'innocents se répètent, comme à Btedaï, Kaslik et Kfardebiane ».
La réunion s'est tenue en présence de MM. Élias Abou Assi, Eddy Abillama, Rached Fayed, Nadi Ghosn, Chaker Salamé, Sassine Sassine, Ali Hamadé, Walid Fakhreddine, Youssef Doueihy, Hrair Hovivian, Vatcheh Nourbatlian, Élie Mahfoud, Rouba Kabbara, Mohammad Harfouche, Sevag Hagopian, Joseph Karam, Simon Dergham et Mohammad Chreyteh.


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11 h 18, le 15 janvier 2015