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Liban - Politique

Sleiman à Dar el-Fatwa : Il faut renouveler le discours religieux

L'ancien chef de l'État invite les participants aux dialogues en cours à mettre en œuvre les précédentes résolutions.

M. Sleiman s’entretenant avec le mufti de la République.

Poursuivant sa tournée sur les instances religieuses, l'ancien président Michel Sleiman s'est rendu hier chez le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, puis chez le cheikh Akl druze, Naïm Hassan. M. Sleiman a saisi l'occasion pour évoquer plusieurs sujets d'actualité, notamment le terrorisme pratiqué au nom de l'islam, la crise présidentielle et les dialogues en cours. Et il s'est, une fois de plus, fait l'avocat de la mise en œuvre de la déclaration de Baabda en vue de consolider Taëf.
« J'apprécie le rôle que joue le mufti de la République en tant qu'instance religieuse. Ce rôle est demandé de la part de toutes les instances spirituelles au Liban et dans le monde arabe. Il s'agit de renouveler le discours religieux, d'éveiller les jeunes extrémistes et de les prendre en charge, et de réorienter les cheikhs et imams des mosquées », a-t-il déclaré à la presse à l'issue de son entretien avec le mufti.
« Le principe du terrorisme, c'est : tuez une personne, vous en terroriserez dix mille ! Nous devons prendre cela en compte et ne pas céder à la terreur », a-t-il ajouté, se félicitant de la solidarité générale exprimée envers les habitants de Jabal Mohsen après le double attentat-suicide de samedi dernier.
Après avoir fait part de sa satisfaction à la suite de l'action lundi menée par les forces de l'ordre à la prison de Roumieh, l'ancien président s'est montré très favorable aux dialogues en cours entre le courant du Futur et le Hezbollah, d'une part, et entre le CPL et les Forces libanaises, de l'autre. Toutefois, il a appelé les interlocuteurs à avoir « le courage d'accepter les vérités ». « Le dialogue, ce n'est pas parler uniquement des thèmes que chacun désire, c'est mettre les vérités sur la table, répertorier les dénominateurs communs et tenter de rapprocher les points de vue divergents », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Mais tout cela nécessite de reconnaître les résolutions convenues lors des précédentes séances de dialogue, depuis 2006 jusqu'aux réunions qui ont eu lieu à Baabda (de 2008 à 2010 puis en 2012), car le dialogue ne pourrait être fructueux que si l'on mettait en œuvre ces résolutions ou du moins si l'on s'engageait à les mettre en un délai déterminé. »
L'ancien chef de l'État a enchaîné avec la nécessité de remettre sur les rails la déclaration de Baabda, adoptée en 2012 par les participants au dialogue national puis reniée par le Hezbollah. Ce texte, dont M. Sleiman revendique la paternité, fait de la neutralité face à la politique des axes le dogme diplomatique du Liban. À ses yeux, sa mise en œuvre est nécessaire en vue de consolider Taëf, tout comme il est nécessaire de mettre au point une stratégie défensive et de s'attaquer aux failles de la Constitution.
« Par exemple, que sommes-nous censés faire lorsque nous n'arrivons pas à élire un président de la République ? Certains États ont recours à la dissolution de la Chambre et d'autres décident de faire baisser les seuils fixés pour l'élection. Cela veut dire qu'il existe des solutions et qu'il n'est pas permis de rester les bras croisés et impuissants devant quelques problèmes constitutionnels », a-t-il souligné.
Prié de commenter le point de vue selon lequel le Liban ne pourra pas sortir de l'impasse politique avant la fin de la crise syrienne, M. Sleiman a répondu : « Il faut faire en sorte que ce soit le contraire. Voilà pourquoi je considère que l'engagement à mettre en œuvre la déclaration de Baabda serait le début de la solution au Liban. »

Poursuivant sa tournée sur les instances religieuses, l'ancien président Michel Sleiman s'est rendu hier chez le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, puis chez le cheikh Akl druze, Naïm Hassan. M. Sleiman a saisi l'occasion pour évoquer plusieurs sujets d'actualité, notamment le terrorisme pratiqué au nom de l'islam, la crise présidentielle et les dialogues en cours. Et il s'est, une fois de plus, fait l'avocat de la mise en œuvre de la déclaration de Baabda en vue de consolider Taëf.« J'apprécie le rôle que joue le mufti de la République en tant qu'instance religieuse. Ce rôle est demandé de la part de toutes les instances spirituelles au Liban et dans le monde arabe. Il s'agit de renouveler le discours religieux, d'éveiller les jeunes extrémistes et de les prendre en charge, et de réorienter les...
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"Le début de la solution au Liban", serait plutôt de redemander un second mandat français pour 1 période cette fois-ci d'au moins 1 bonne quarantaine d'années !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

03 h 58, le 14 janvier 2015

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Commentaires (1)

  • "Le début de la solution au Liban", serait plutôt de redemander un second mandat français pour 1 période cette fois-ci d'au moins 1 bonne quarantaine d'années !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 58, le 14 janvier 2015

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