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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Que justice soit faite
Aujourd'hui, pour la première fois peut-être, j'ai essayé d'imaginer le Liban sans problèmes. J'ai essayé de fermer les yeux pour voir un Liban pacifique, pacifiste et... heureux. Aujourd'hui, je n'ai pas pu imaginer mon pays. Pourquoi ? Parce que mon pays coule. Il ploie sous les armes que tout le monde porte maintenant : femmes, enfants, jeunes, extrémistes et écervelés. Mon pays m'est devenu étranger : je le regarde mais je ne le reconnais point. Entre explosions, vendettas, vengeances, la loi du talion est devenue monnaie courante. Chaque jour, des innocents meurent, tués par des criminels, qu'ils soient vêtus en mercenaire ou en complet veston. Et le pire, c'est que personne ne réagit. Les mercenaires et les corrompus sont protégés par la loi. Laquelle ? Celle du plus fort, comme dans « Le loup et l'agneau ». La corruption, qui s'est installée au commencement dans la classe politique, ronge dorénavant les moutons de Panurge qui ne savent ni qui est Panurge ni pourquoi ils doivent le suivre. Ce qui compte, c'est la fin, c'est échapper au châtiment puisqu'on est sous l'égide d'un « chef » pour, quelque temps plus tard, exhiber à nouveau ses « compétences » et prouver sa loyauté. Qui est à blâmer? Tous ceux qui prennent sous leur aile tous ces machos en leur faisant croire, au début, qu'ils sont au-dessus de la loi puis qui font tout pour que leurs partisans le soient vraiment. Comment pourrais-je, avec tout ce qui se passe, imaginer mon Liban heureux ?

Lina SLEIMAN

Au nom de la liberté
Il y a dix ans, place des Martyrs, un million de Libanais ont arboré l'écharpe rouge et blanche pour manifester leur refus du joug syrien. Dimanche à Paris, place de la République, le monde a brandi la pancarte « Je suis Charlie » pour affirmer son refus du terrorisme et son allégeance à la liberté d'expression .
L'horreur qui catalyse l'espoir. Un monde de valeurs face à un immonde idéal...

Dolly TALHAMÉ

Devenir jihadiste en prison
Le jihadiste Amedy Coulibaly, qui a lâchement assassiné cinq personnes en France les 8 et 9 janvier, est un délinquant multirécidiviste qui serait devenu islamiste radical en prison.
Les services pénitenciers français devraient en tirer une leçon. Pourquoi diable laisser des prisonniers islamistes radicaux « porter la bonne parole » à d'autres prisonniers qui n'ont pas encore été souillés ?
Les jihadistes en prison devraient être repérés, isolés et muselés.

Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec)

Dictionnaire de la culture
Fidèle à L'Orient-Le Jour depuis 50 années, je me permets de saluer, dans votre rubrique, un grand écrivain, Alexandre Najjar, pour son « Dictionnaire amoureux du Liban ». C'est un ouvrage d'érudition passionnant et sidérant. Il s'adresse non seulement à l'intellectuel francophone, mais aussi à toute personne désirant partager avec l'auteur une partie de ce patrimoine. Doté d'une mémoire prodigieuse, Alexandre Najjar manie la plume comme un fleuret.

Charles A. NAGGEAR

Tous enfants de Dieu
Nous, chrétiens, musulmans, juifs, sommes les enfants d'un seul Dieu qui a parlé à travers Son Fils, à travers Son Prophète Mohammad. Dieu a parlé à travers la Bible, l'Évangile, le Coran, la Torah. Dieu a parlé d'amour, Dieu est Amour, amour de son prochain. Dieu est unique. Son message est universel car il s'adresse aux croyants et aux non-croyants. Dieu ne peut donc avoir des messages différents, opposés, contradictoires. Unissons-nous sous son ombrelle pour vivre en paix, dans le respect de nos différences et dans l'amour du prochain pour construire un monde meilleur et protéger notre bien le plus précieux : notre terre.

Sélim SAAD

Sauver la civilisation
Il y a ceux qui nous rappellent qu'il faut renoncer au conformisme figé pour sauver, parfois malgré elle, une civilisation en déperdition. L'essentiel ne signifierait pas subir jusqu'à le syndrome des déséquilibres, des intolérances et des extrémismes. L'égard des uns pour les autres existe encore afin de répondre aux injustices. Le précepte « œil pour œil » n'a d'autre conséquence que de rendre l'humanité aveugle, et la vraie violence, la pire, c'est la misère. On devrait, certes, dénoncer les atrocités, mais surtout sauver d'urgence l'innocence en chaque individu. Elle seule permet de voir la clarté au-delà des brouillards. Cessons de prétendre célébrer la pureté avec des artifices quand les exclamations et les résolutions ponctuelles transparaissent comme des demi-consciences.

Joe ACOURY

Que justice soit faiteAujourd'hui, pour la première fois peut-être, j'ai essayé d'imaginer le Liban sans problèmes. J'ai essayé de fermer les yeux pour voir un Liban pacifique, pacifiste et... heureux. Aujourd'hui, je n'ai pas pu imaginer mon pays. Pourquoi ? Parce que mon pays coule. Il ploie sous les armes que tout le monde porte maintenant : femmes, enfants, jeunes, extrémistes et écervelés. Mon pays m'est devenu étranger : je le regarde mais je ne le reconnais point. Entre explosions, vendettas, vengeances, la loi du talion est devenue monnaie courante. Chaque jour, des innocents meurent, tués par des criminels, qu'ils soient vêtus en mercenaire ou en complet veston. Et le pire, c'est que personne ne réagit. Les mercenaires et les corrompus sont protégés par la loi. Laquelle ? Celle du plus fort, comme dans « Le...
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