Rechercher
Rechercher

Liban

Sleiman : « Quand un Parlement ne parvient pas à élire un président, on le dissout... »

Le patriarche Raï et le président Sleiman au cours de leur entretien: la voix de la raison. Photo Émile Eid

L'ancien président Michel Sleiman a appelé de nouveau lundi, depuis Bkerké, à l'élection sans tarder d'un président de la République. Prenant à témoin les journalistes présents, l'ancien chef de l'État, Michel Sleiman, s'est interrogé : « Le fait de se passer d'un président est-il lié au fait qu'il est d'une confession particulière ? »
« Oui, la présidentielle était au centre de nos entretiens, a-t-il ajouté à l'intention des journalistes. Il n'y a pas un État, une institution au monde qui n'ait pas de tête. Comment le Liban peut-il continuer sans président de la République ? » a-t-il lancé, invitant les députés à « assumer avec courage leurs devoirs ».
Et de noter : « Dans toutes les démocraties du monde, quand un Parlement ne parvient pas à élire un président, il est dissous. Chez nous, il proroge son mandat ! »
« Il est inacceptable que le Liban reste sans président, comme il est inadmissible qu'il reste absent de la scène internationale et des dangers que court le monde à cause du terrorisme », a poursuivi l'ancien chef de l'État. Et de rendre hommage au Premier ministre Tammam Salam qui, tout en assumant ses fonctions, « n'abuse jamais du fait que le pays est sans président, mais au contraire, ne manque pas une seule occasion pour en souligner la nécessité ».

La stabilité
Sur un autre plan, le président Sleiman s'est félicité de ce que le Liban « a prouvé au cours des trois dernières années qu'il est un pays stable, véritablement stable ». « Personne ne s'imaginait, a-t-il ajouté, qu'avec tout ce qui se passe autour de nous, et spécialement en Syrie, le Liban parviendrait à maintenir ce degré de stabilité (...). On nous annonce que l'armée va se scinder, et la voilà au contraire plus solide que jamais, on nous dit que chrétiens et musulmans vont s'entre-tuer, que sunnites et chiites vont s'écharper... Mais non ! Nous avons des points forts, et nous devons apprendre à en profiter, à les développer ! »
En abordant les journalistes, M. Sleiman avait commencé par rendre hommage aux victimes de l'attentat perpétré en plein cœur de Paris contre le magazine satirique français Charlie Hebdo ainsi qu'aux victimes du double attentat-suicide perpétré samedi soir à Jabal Mohsen, quartier à majorité alaouite de Tripoli. « Les terroristes se ressemblent, les martyrs se ressemblent », avait-il relevé.
Il s'était ensuite attardé sur l'incident de la station de ski de Faraya-Kfardebian qui a fait un mort, Yves Nawfal, abattu de sang-froid après un incident dans une boîte de nuit. « J'espère que les forces de sécurité arrêteront très vite ceux qui ont perpétré ce crime », a déclaré l'ancien président, qui a trouvé « inadmissible que, dans une région comme le Kesrouan, les criminels soient toujours en liberté trois jours après le drame ».

Au Grand Sérail
Par ailleurs, le patriarche maronite a rendu hier une visite de courtoisie au Premier ministre, Tammam Salam, au Grand Sérail, et qu'il a remercié de sa propre visite au siège patriarcal, à l'occasion des fêtes. La rencontre a été mise à profit par les deux hommes pour effectuer un tour d'horizon de la situation locale et régionale.
Le chef de l'Église maronite a en outre reçu un appel téléphonique du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi, de passage au Liban, qui s'est excusé de ne pouvoir se rendre à Bkerké, en raison de son emploi du temps très chargé.
Le patriarche Raï a lui-même appelé au téléphone le chef spirituel des alaouites au Liban, le cheikh Assad Assi, auquel il a transmis ses condoléances, faisant l'éloge du sang-froid et du sens des responsabilités dont la population de Jabal Mohsen, meurtrie par deux attentats-suicide, a su faire preuve.

L'ancien président Michel Sleiman a appelé de nouveau lundi, depuis Bkerké, à l'élection sans tarder d'un président de la République. Prenant à témoin les journalistes présents, l'ancien chef de l'État, Michel Sleiman, s'est interrogé : « Le fait de se passer d'un président est-il lié au fait qu'il est d'une confession particulière ? »« Oui, la présidentielle était au centre de nos entretiens, a-t-il ajouté à l'intention des journalistes. Il n'y a pas un État, une institution au monde qui n'ait pas de tête. Comment le Liban peut-il continuer sans président de la République ? » a-t-il lancé, invitant les députés à « assumer avec courage leurs devoirs ».Et de noter : « Dans toutes les démocraties du monde, quand un Parlement ne parvient pas à élire un président, il est dissous. Chez nous, il...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut