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Économie - Marché De L’Immobilier

C’est toujours le ralenti

Le secteur immobilier à Beyrouth n'a pas réussi à se redresser au cours des douze derniers mois. Le bilan de l'année 2014 reste mitigé. Les différents indicateurs (valeur des transactions foncières, nombre de permis de construire et volume des livraisons de ciment) sont stables ou en légère baisse par rapport à 2013.
Le marché a naturellement été perturbé par la dégradation de la situation de la sécurité dans le pays, et finalement l'éclaircie observée lors de la formation du gouvernement de Tammam Salam à partir d'avril 2014 a été de courte durée.
Dans un tel contexte, les prix des appartements neufs sont mis à rude épreuve. Amorcée il y a deux ans, la baisse des prix se poursuit. Mais les stratégies divergent d'un promoteur à un autre. Dans ce contexte maussade, certains s'en tirent mieux que d'autres et essayent de maintenir leur prix. Leur force est d'avoir de bons produits et d'exploiter des créneaux spécifiques tels que les studios, les petits appartements dans des quartiers bourgeois, les logements atypiques dessinés par des architectes avant-gardistes. À l'opposé, les promoteurs qui ont de réelles difficultés à écouler leur stock en construction ou déjà terminé deviennent de plus en plus flexibles et prêts à accorder des rabais intéressants. La moyenne se situe entre 7 à 10 %. Mais cela peut être plus dans certains cas. Finalement, la conjoncture n'a jamais été aussi favorable à l'achat puisque l'offre est importante et en baisse régulière depuis deux ans.
Pourtant, les acheteurs manquent. Ceux qui sont sur le marché ne sont pas pressés de conclure et restent attentistes.
À quelques exceptions près, les loyers commerciaux à Beyrouth sont tous à la baisse. Le marché a été fortement pénalisé par la situation économique et touristique. L'offre dépasse la demande. Le nombre de boutiques à louer ne cesse d'augmenter. L'intérêt étant tellement limité et les prix restant souvent incorrects, certains locaux sont vides depuis des années. Dans des cas extrêmes, certaines rues de Beyrouth ont perdu parfois 30 à 50 % de leur valeur en un an.
Les loyers des bureaux sont également à la baisse. Afin d'attirer les quelques sociétés à la recherche de locaux, les propriétaires sont de plus en plus prêts à faire un geste. C'est finalement la seule solution pour conjurer les circonstances actuelles. Par exemple, au centre-ville, les loyers ont baissé en moyenne de 10 % en 2014. Les chutes atteignent 20 % dans certaines rues autour du Parlement.
Le secteur foncier reste pénalisé par le ralentissement des ventes d'appartements. Pourtant, la demande existe. Mais les promoteurs sont de plus en plus prudents. Ainsi, les dernières transactions à Beyrouth n'ont été réalisées que sur la base d'un prix cohérent. Toutefois, les ventes restent rares puisque les prix affichés restent souvent surestimés de 10 à 20 % et ne correspondent pas à la réalité du marché.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

Le secteur immobilier à Beyrouth n'a pas réussi à se redresser au cours des douze derniers mois. Le bilan de l'année 2014 reste mitigé. Les différents indicateurs (valeur des transactions foncières, nombre de permis de construire et volume des livraisons de ciment) sont stables ou en légère baisse par rapport à 2013.Le marché a naturellement été perturbé par la dégradation de la situation de la sécurité dans le pays, et finalement l'éclaircie observée lors de la formation du gouvernement de Tammam Salam à partir d'avril 2014 a été de courte durée.Dans un tel contexte, les prix des appartements neufs sont mis à rude épreuve. Amorcée il y a deux ans, la baisse des prix se poursuit. Mais les stratégies divergent d'un promoteur à un autre. Dans ce contexte maussade, certains s'en tirent mieux que d'autres et...
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