Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en visite en Arabie saoudite, a été reçu hier par le prince héritier Salmane ben Abdel Aziz et évoqué avec lui la question de la livraison d'armes au Liban, selon une source diplomatique, citée par l'AFP, dans une dépêche datée de Riyad.
Outre l'entretien avec le prince héritier, Jean-Yves Le Drian a rencontré les ministres saoudiens de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Garde nationale ainsi que le vice-ministre de la Défense, selon la même source. Sa visite est intervenue alors que le souverain saoudien Abdallah ben Abdel Aziz est hospitalisé à Riyad pour une pneumonie.
La conjoncture régionale, la lutte contre le terrorisme, la crise syrienne et la relation bilatérale de défense ont été au centre des entretiens du ministre français avec ses hôtes saoudiens. Les deux pays ont souligné à cette occasion « la solidité de leurs relations bilatérales », a rapporté l'agence officielle saoudienne Spa.
« L'Arabie saoudite a représenté 40 % des prises de commandes d'armement français en 2014 (4 milliards d'euros). Et les contrats d'armement ont représenté 60 % des grands contrats signés par la France dans ce pays », indique-t-on parallèlement au ministère de la Défense à Paris.
Dans ce contexte, il convient de rappeler qu'un accord sur la livraison d'armes au Liban dans le cadre du don de trois milliards de dollars promis par Riyad avait été paraphé le 15 décembre à Beyrouth.
La livraison de ces armes doit s'étaler sur trois ans et parmi les armes figurent notamment 7 hélicoptères Gazelle munis de missiles antichars téléguidés HOT et 7 hélicoptères Puma pour le transport des troupes.
La liste d'équipements retenus, qui a nécessité plusieurs mois de discussions, correspond à des « besoins identifiés par les forces armées libanaises, qui sont sous-équipées et sous-entraînées pour remplir leurs missions de sécurité et de renseignement », avait relevé un responsable au ministère français de la Défense, sous couvert d'anonymat.
Outre les hélicoptères, le contrat porte comme on le sait sur des VAB (Véhicules de l'avant blindés), de l'artillerie lourde (dont des systèmes Caesar), des patrouilleurs armés et des moyens de communication et de surveillance, dont des drones de type SDTI, afin d'améliorer la capacité de renseignement des Libanais.
Liban
La livraison d’armes au Liban évoquée lors d’une visite de Jean-Yves Le Drian à Riyad
OLJ / le 05 janvier 2015 à 00h00


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