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À La Une - Libye

Hélicoptère abattu, réservoirs pétroliers en feu, voiture piégée... La violence continue dans l'Est libyen

Le feu continue de faire rage dans le centre pétrolier d'Al-Sedra, où les pompiers s'emploient à installer des barrières autour des réservoirs restés intacts.

Les pompiers tentent de maitriser un gigantesque incendie dans le terminal pétrolier d'Al-Sedra, en Libye. Le 25 décembre, une roquette tirée par les miliciens sur l'un des 19 réservoirs d'Al-Sedra a provoqué un énorme incendie qui s'est rapidement propagé aux autres réservoirs. REUTERS/Stringer

Un hélicoptère des milices abattu par l'armée, un attentat à la voiture piégée près du siège du Parlement... L'est de la Libye était toujours en proie au chaos mardi.

 

L'aviation libyenne a abattu un hélicoptère des milices qui a mené un raid contre l'un des principaux terminaux pétroliers dans l'est du pays, dont plusieurs réservoirs étaient toujours en feu mardi, selon des responsables.
Après avoir pris le contrôle en août de la capitale Tripoli où elle a installé un gouvernement parallèle, "Fajr Libya", la puissante coalition des milices notamment islamistes, tente d'étendre son influence en s'emparant notamment des richesses pétrolières du pays. Le 13 décembre, elle a lancé un assaut pour prendre le contrôle du terminal d'Al-Sedra farouchement défendu par les forces gouvernementales. Des affrontements sporadiques avaient lieu encore mardi près de la région.

Selon Ali Al-Hassi, porte-parole des gardes protégeant les sites pétroliers de la région du "Croissant pétrolier", "l'armée de l'air a pourchassé et abattu un hélicoptère de Fajr Libya après qu'il menait un raid le matin contre les forces gouvernementales près du port d'Al-Sedra".


La région du "Croissant pétrolier" comprend les terminaux d'Al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega, les plus importants de Libye, un pays producteur essentiel en Afrique du Nord. Le 25 décembre, une roquette tirée par les miliciens sur l'un des 19 réservoirs d'Al-Sedra a provoqué un énorme incendie qui s'est rapidement propagé aux autres réservoirs. Sept des 19 réservoirs ont été totalement détruits depuis et le "déversement du pétrole en feu menace les 12 autres réservoirs", a précisé un responsable à la compagnie libyenne Al-Waha en charge de l'administration du terminal. Le feu continuait de faire rage sur le site mardi où les pompiers s'employaient à l'éteindre et installer des barrières autour des réservoirs restés intacts, a-t-il précisé.
Le gouvernement provisoire libyen a fait appel à une compagnie américaine spécialisée pour l'aider à éteindre le feu mais celle-ci ne sera pas opérationnelle avant cinq jours. Il a chiffré le montant de l'accord à six millions de dollars mais n'a pas précisé le nom de la compagnie.


A Tobrouk, devant l'hôtel où siège provisoirement le Parlement élu, une voiture piégée a explosé alors que les députés étaient réunis au rez-de-chaussée, selon le porte-parole de l'assemblée, Faraj Bou Hachem, en faisant état de dégâts légers. Une autre source parlementaire a affirmé qu'un parlementaire avait été blessé au visage par des débris de verre. Des passants ont été légèrement blessés, selon les témoins.

 

L'est de la Libye est plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

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