"Plus de 1 000 personnes sont en grève de la faim depuis quatre jours", a indiqué un détenu à la prison de Homs, le 30 décembre 2014. Archives AFP
Des centaines de prisonniers, en majorité de conscience, dans la prison de la ville syrienne de Homs ont entamé une grève la faim pour dénoncer leurs longues détentions et les abus, ont affirmé mardi un détenu et une ONG.
"Plus de 1 000 personnes sont en grève de la faim depuis quatre jours", a précisé par téléphone, depuis la prison de Homs (centre), un détenu allant sous le pseudonyme de "Homsi". "Nous voulons notre liberté. Certains, ici, ont été condamnés à 30 ans de prison uniquement pour avoir manifesté pacifiquement. D'autres ont été emprisonnés de façon arbitraire", a-t-il ajouté. "Je suis en prison depuis 7 ans, et je suis accusé d'avoir commis des actes violents pendant la révolution. Ca ne fait aucun sens", a-t-il encore dit, alors que la révolte a commencé en mars 2011.
Des organisations de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement le régime de Bachar el-Assad de professer de fausses accusations contre les prisonniers.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a également fait part de cette grève de la faim, estime à 200 000 le nombre de personnes incarcérées depuis le début du mouvement de contestation pacifique qui a été durement réprimé avant de se transformer en rébellion.
Après quatre jours de grève de la faim, "personne n'a réagi à notre mouvement", affirme Homsi. "Quelque 12 personnes se sont évanouies par manque de nourriture. Il y a, parmi les détenus, des médecins et des pharmaciens, ils prennent soin de nous. Mais nous n'avons aucun médicament".
Selon l'OSDH, de nombreux prisonniers à Homs ont déjà purgé leur peine. Les grévistes de la faim protestent également contre "les mauvais traitements et le manque de médicaments".
Les prisons syriennes sont tristement célèbres pour les tortures et mauvais traitements infligés aux détenus. Dans un récent rapport, l'OSDH avait estimé à 12 000 le nombre de personnes mortes en détention depuis 2011.
Lire aussi
"Plus de 1 000 personnes sont en grève de la faim depuis quatre jours", a précisé par téléphone, depuis la prison de Homs (centre), un détenu allant sous le pseudonyme de "Homsi". "Nous voulons notre liberté. Certains, ici, ont été condamnés à 30 ans de prison uniquement pour avoir manifesté pacifiquement. D'autres ont été emprisonnés de façon arbitraire", a-t-il ajouté. "Je suis en prison depuis 7 ans, et je suis accusé d'avoir commis des actes violents pendant la révolution. Ca ne fait aucun sens", a-t-il encore dit, alors que la révolte a commencé en mars 2011.
Des organisations de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Pour le cadre du parti Al Sabet al Wataniya, Hessameddin Khalassi,"la réouverture de l'ambassade syrienne au Koweït relance par un effet domino une normalisation syro-pays arabes , ce qui constitue une victoire franche en termes diplomatiques mais aussi militaires pour Damas". " le retour des ambassadeurs de certains pays arabes et occidentaux à Damas est un fait très positif. en effet certains de ces Etats ont rompu leurs liens avec la Syrie à la demande de ceux des pays arabes qui ont planfié la guerre et qui ont soutenu les Etats Unis et d'autres pays occidentaux dans leur projet colonialiste visant à démembrer la Syrie. si aujourd'hui ces pays ont décidé d'ouvrir leur ambassade c'est bien parce que le camps de la guerre, celui des us/sionises et de la binsaoudie ont compris qu'ils ne pourraient avoir gain de cause et renverser Assad". Khalassi est revenu sur la solution russe pour la crise syrienne : en effet si les anti Assad pro occidentaux ont accepté de négocier avec le gouvernement, c'est en raison des acquis militaires de l'armée nationale. certes nous avons une confiance entière russe mais le dialogue, c'est l'armée syrienne qui en est à l'origine. autour de la table des pourparlers , il faudrait qu'il y ait de vrais représentants du peuple syrien " " pour que ces négociations aboutissent, il faudrait que tous les courants politiques syriens y prennent part. d'ailleurs un dialogue entre le gouvernement et un seul courant n'en est pas un ". Autre explication .
15 h 14, le 30 décembre 2014