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Économie - Emploi

Le smic entre en vigueur en Allemagne

L'Allemagne se dote à partir du premier janvier 2015 d'un salaire minimum : près de quatre millions de travailleurs seront payés 8,50 euros de l'heure.

La chancelière conservatrice Angela Merkel n'en voulait pas, inquiète d'effets néfastes sur l'emploi et de la rupture avec une tradition sociale bien ancrée de non-ingérence de la puissance publique dans les relations salariales. Au nom de la justice sociale et devant le développement d'un large secteur de bas salaires, ses alliés sociaux-démocrates lui ont forcé la main. Finalement, au terme d'un laborieux processus, le salaire minimum arrive au premier janvier.
Pour ses opposants, l'introduction d'un salaire minimum risque surtout de détruire des emplois, la Fédération des Chambres de commerce chiffrant par exemple à 200 000 le nombre d'emplois menacés dans le pays. Le président de l'Agence pour l'emploi ne croit pour sa part pas à des suppressions massives de postes.
Dans certains secteurs, les coûts salariaux supplémentaires pourraient se traduire par des hausses de prix de la course en taxi par exemple ou de la coupe chez le coiffeur.
Tous secteurs confondus, 26 % des employeurs concernés par le salaire minimum prévoient d'augmenter leurs tarifs, 23 % de rogner les primes aux salariés et 22 % de supprimer des emplois, selon un sondage de l'institut économique Ifo, réalisé en novembre auprès de 6 300 sociétés. D'autres envisagent de diminuer le temps de travail et les investissements.
L'est de l'Allemagne, où les salaires n'ont jamais rattrapé le niveau de l'Ouest depuis la réunification, devrait être le plus affecté par ce type de réactions.
Pourtant, « je ne crois pas qu'il y aura des suppressions massives d'emplois », estimait la semaine dernière le président de l'Agence pour l'emploi Frank-Jürgen Weise.
L'impact sur la consommation et la croissance du revenu supplémentaire dont disposeront certains salariés est pour l'heure difficile à appréhender, d'autant que d'autres facteurs auront vraisemblablement aussi un effet positif sur la dépense des ménages l'an prochain, par exemple la baisse du prix du pétrole.

La chancelière conservatrice Angela Merkel n'en voulait pas, inquiète d'effets néfastes sur l'emploi et de la rupture avec une tradition sociale bien ancrée de non-ingérence de la puissance publique dans les relations salariales. Au nom de la justice sociale et devant le développement d'un large secteur de bas salaires, ses alliés sociaux-démocrates lui ont forcé la main. Finalement, au terme d'un laborieux processus, le salaire minimum arrive au premier janvier.Pour ses opposants, l'introduction d'un salaire minimum risque surtout de détruire des emplois, la Fédération des Chambres de commerce chiffrant par exemple à 200 000 le nombre d'emplois menacés dans le pays. Le président de l'Agence pour l'emploi ne croit pour sa part pas à des suppressions massives de postes.Dans certains secteurs, les coûts salariaux...
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