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Liban

De Zahlé, François Fillon à l’écoute des inquiétudes des chrétiens de la Békaa

L'ancien Premier ministre français François Fillon est un ami du Liban et il n'a jamais raté une occasion de le prouver. À la veille des fêtes de fin d'année et en raison des menaces qui planent sur la région, il a effectué une visite de presque trois jours au Liban. Outre ses entretiens traditionnels avec les responsables officiels, les chefs de file politiques et les hommes de religion, Fillon a tenu à se rendre à Zahlé pour voir de près la situation des chrétiens d'Orient. Il a donc écouté « dans cette ville symbolique, considérée comme la première grande agglomération d'Orient », selon les termes de l'ancien ministre Sélim Jreissaty, les témoignages des habitants de la ville et de ses envrions, ainsi que ceux des réfugiés syriens. Reçu à l'évêché grec-catholique de la ville par Mgr Issam Darwiche en présence de nombreux notables de la ville et de ses environs et de représentants de toutes les communautés, François Fillon a entendu les Libanais qui vivent dans la Békaa, si proche de la frontière syrienne, exposer leurs craintes et leurs appréhensions. Il a perçu le climat d'instabilité qui règne dans la Békaa en pleine ébullition en raison des conséquences de la crise syrienne prolongée. Sélim Jreissaty s'est ainsi fait l'écho de la grande déception des Libanais, et notamment des chrétiens, envers cette France qu'ils ont longtemps appelée leur « tendre mère ».
Meurtris par les années de guerres, les Libanais redécouvrent aujourd'hui, au rythme des développements de la crise syrienne et de la montée des extrémismes, les limites d'une coexistence qui connaît des couacs, « sans pourtant arriver au point d'exister malgré les autres », selon la formule de Fernand Lambrecht. Mais, selon Sélim Jreissaty, les dissensions confessionnelles font que les Libanais vivent seuls, ensemble. L'ancien ministre a ajouté que si l'on peut arracher un homme de son pays, on ne peut pas arracher un pays du cœur d'un homme, et le déracinement des peuples est le pire qui puisse leur arriver. C'est pourtant ce que connaissent actuellement des peuples de la région, comme en Irak et en Syrie, et le Liban subit les conséquences de ces exodes sans en avoir les moyens... François Fillon a posé beaucoup de question sur la situation en Syrie et celle qui prévaut le long de la frontière avec le Liban. À tous ses interlocuteurs à Zahlé, Fillon a demandé ce que, selon eux, peut faire la France, et là aussi, la réponse est venue de Jreissaty qui a invité la France à reprendre l'initiative dans la région qu'elle connaît si bien en s'ouvrant à tous les Libanais, toutes communautés et appartenances politiques confondues... François Fillon a promis d'en parler avec les responsables en France et de continuer à faire le suivi de la situation, précisant qu'il ne refermera pas ce dossier une fois de retour en France. Ceux qui le connaissent et qui ont discuté avec lui affirment qu'il est réellement conscient de la gravité de la situation et qu'il fera certainement tout ce qu'il peut pour aboutir à une politique qui tienne compte de la spécificité du Liban et de la nécessité de la préserver. Mais après la multiplication des promesses non tenues de la part de l'Occident, les Libanais se sentent bien seuls, et les chrétiens, en particulier, bien inquiets.

L'ancien Premier ministre français François Fillon est un ami du Liban et il n'a jamais raté une occasion de le prouver. À la veille des fêtes de fin d'année et en raison des menaces qui planent sur la région, il a effectué une visite de presque trois jours au Liban. Outre ses entretiens traditionnels avec les responsables officiels, les chefs de file politiques et les hommes de religion, Fillon a tenu à se rendre à Zahlé pour voir de près la situation des chrétiens d'Orient. Il a donc écouté « dans cette ville symbolique, considérée comme la première grande agglomération d'Orient », selon les termes de l'ancien ministre Sélim Jreissaty, les témoignages des habitants de la ville et de ses envrions, ainsi que ceux des réfugiés syriens. Reçu à l'évêché grec-catholique de la ville par Mgr Issam Darwiche en...
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