Le « Cri » de Munch ?
Réalité, de Quentin Dupieux, est l'histoire de téléviseurs qui deviennent méchants et tuent tout le monde sur Terre. Alain Chabat est Jason, un réalisateur qui tente de vendre un thriller de série B à un producteur nerveux et condescendant.
Celui-ci accepte de financer son film à une condition : les victimes des téléviseurs doivent pousser le meilleur cri de douleur de l'histoire du cinéma. Jason a 48 heures pour trouver le gémissement ultime.
Dupieux n'en est pas à son premier film original et déjanté. Steak, en 2006, mettait en scène des accros de la chirurgie esthétique extrême tandis que Rubber, en 2010, avait pour acteur principal un pneu tueur. Réalité, sa satire de Hollywood et son univers absurde, a paradoxalement tout de suite plu aux producteurs et financiers, relate le scénariste-réalisateur-monteur de 40 ans. (AFP)
La course a commencé
83 pays – un record dans l'histoire des oscars – ont proposé cette année des films à l'Academy of Motion Pictures Arts and Science pour concourir à la 87e cérémonie qui aura lieu le 22 février 2015 à Los Angeles. Parmi les nations nouvellement représentées figurent le Kosovo, Malte, la Mauritanie et Panama, candidats pour la première fois dans la catégorie meilleur film étranger.
Côté films francophones, on retrouve Mommy du Canadien Xavier Dolan, Deux jours, une nuit des Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, ainsi que Saint Laurent du Français Bertrand Bonello. Le Promeneur d'oiseaux du réalisateur français Philippe Muyl représentera la Chine. Ce long-métrage a été tourné en Chine en mandarin et en français avec des acteurs chinois.
Pour rappel, la France n'a pas remporté l'oscar du meilleur film étranger depuis 1993. C'était pour Indochine de Régis Wargnier (Allo-ciné)
Et l'animateur est...
Après James Franco / Anne Hathaway en 2011, Billy Crystal en 2012, Seth MacFarlane en 2013 et Ellen De Generes en 2014, c'est Neil Patrick Harris qui aura la lourde tâche d'animer la soirée la plus importante de Hollywood en 2015. Ainsi, après avoir récemment présenté les Emmy Awards puis les Tony Awards, c'est lui qui sera le maître de la 87e cérémonie des oscars aux USA.
« L'important, quand on est un "maître de cérémonie", c'est d'avoir un style irréprochable, a-t-il dit, capable de rendre jaloux tout le monde dans la salle, même les heureux gagnants. »

