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Moyen Orient et Monde - Offensive

Hagel note des « progrès solides » contre l’EI ; Bagdad veut un soutien accru

La communauté internationale se déclare prête à accueillir plus de 100 000 réfugiés syriens.

Un immense portrait du président syrien Bachar el-Assad à Damas. Omar Sanadiki/Reuters

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a salué hier à Bagdad des « progrès solides » dans la lutte contre l'État islamique (EI). Pour sa première visite, et probablement sa dernière, le chef du Pentagone a évalué la situation avec les dirigeants irakiens dont les forces tentent avec grande peine à reprendre du terrain à l'EI qui s'est emparé depuis son offensive en juin de vastes régions du pays. « Nos discussions d'aujourd'hui se sont concentrées sur l'effort pour affaiblir et détruire l'EI, et nous constatons des progrès solides en vue de cet objectif », a déclaré M. Hagel après sa rencontre avec le Premier ministre Haidar al-Abadi. « Nos forces progressent sur le terrain. Mais elles ont besoin d'un soutien aérien accru et de davantage d'armes lourdes », a rétorqué de son côté M. Abadi. En réponse, M. Hagel a dit apprécier la « franchise » du Premier ministre irakien et précisé avoir « discuté de l'accélération (de la livraison) par les États-Unis d'armements » à l'Irak, dont des missiles antichars. Mais le chef du Pentagone, arrivé dans la matinée à Bagdad pour une visite surprise, a affirmé plus tôt que le succès de la lutte antijihadistes dépendait avant tout des Irakiens eux-mêmes. « Il s'agit de leur pays, c'est à eux de le diriger. Ce sont eux qui assumeront la responsabilité des résultats, a-t-il déclaré devant des soldats américains et australiens. Nous pouvons aider, nous pouvons entraîner, nous pouvons conseiller; voilà ce que nous faisons. » Les combattants de l'EI sont confrontés à « des difficultés en termes de mouvement et de communication », en raison notamment des 1 200 frappes menées par les avions de la coalition en Irak et en Syrie voisine où le groupe sévit également, a-t-il ajouté.

La Turquie à l'écart
Sur le plan humanitaire, la communauté internationale se déclare prête à accueillir plus de 100 000 réfugiés syriens, pour l'instant pris en charge par les pays voisins de la Syrie, a annoncé hier le haut-commissaire de l'Onu pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres. M. Guterres s'exprimait après la tenue d'une réunion ministérielle à l'Onu à Genève pour examiner la question de la relocalisation des quelque 3,2 millions de réfugiés syriens afin de soulager les pays du Moyen-Orient qui les ont jusqu'alors accueillis.
Sur le plan diplomatique, l'Union européenne (UE) affectera à la Turquie 70 millions d'euros pour apporter une aide humanitaire aux réfugiés syriens, dont 10 millions aux efforts d'urgence, a-t-on indiqué hier de source européenne. En outre, la Turquie ne s'est pas éloignée de la diplomatie européenne, mais est tenue à l'écart des processus de décision, a déclaré hier le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, en réponse aux critiques émises la veille par la haute représentante de l'UE pour la Politique étrangère et de Sécurité commune.
Parallèlement, le Premier ministre britannique, David Cameron, était attendu hier à Ankara pour une visite de travail afin d'évoquer avec les dirigeants turcs la crise syrienne et la lutte contre les jihadistes de l'EI, a-t-on indiqué de source diplomatique turque.

L'Iran prône une solution régionale
Pour sa part, l'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a jugé « constructives » ses discussions avec des groupes armés et de l'opposition en vue d'un gel des combats à Alep entre forces du régime et insurgés. Cela dit, Qaïs Cheikh, chef du Conseil de commandement de la révolution (CCR), une coalition d'une vingtaine de groupes modérés, laïques et islamistes, a indiqué à l'AFP que l'initiative de M. de Mistura ne comportait « pas tous les mécanismes et garanties requis ». L'émissaire de l'Onu, a-t-il ajouté, « a bâti son plan sur des convictions qui sont différentes des nôtres. Nous lui avons donc demandé un plan écrit avec tous les détails pour que nous puissions discuter cette initiative au sein du CCR, avec nos alliés de l'opposition », a-t-il ajouté. Enfin, l'Iran a de nouveau prôné hier une solution régionale pour lutter contre les groupes jihadistes et éviter l'intervention de forces étrangères en Irak et en Syrie. « Si les pays de la région s'entendent, ils pourront éliminer des groupes anti-islamiques comme Daech (acronyme de l'EI) et libérer des milliers de femmes, hommes et enfants qui ont perdu leur maison et ont été capturés », a déclaré le président Hassan Rohani à l'ouverture d'une conférence à Téhéran sur la violence et l'extrémisme. « Dans ce cas, il n'y aura pas besoin de la présence des étrangers », a-t-il ajouté, en faisant allusion aux États-Unis et à la coalition internationale.

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a salué hier à Bagdad des « progrès solides » dans la lutte contre l'État islamique (EI). Pour sa première visite, et probablement sa dernière, le chef du Pentagone a évalué la situation avec les dirigeants irakiens dont les forces tentent avec grande peine à reprendre du terrain à l'EI qui s'est emparé depuis son offensive en juin de vastes régions du pays. « Nos discussions d'aujourd'hui se sont concentrées sur l'effort pour affaiblir et détruire l'EI, et nous constatons des progrès solides en vue de cet objectif », a déclaré M. Hagel après sa rencontre avec le Premier ministre Haidar al-Abadi. « Nos forces progressent sur le terrain. Mais elles ont besoin d'un soutien aérien accru et de davantage d'armes lourdes », a rétorqué de son côté M. Abadi....
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