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Nos lecteurs ont la parole - Vaj

Appuyer sur la touche « repeat »

Nous n'écrivons pas par rage, colère, frustration, angoisse. Nous n'écrivons pas pour éveiller les consciences et faire chavirer les cœurs. Nous écrivons par mépris et dégoût.
Nous ne faisons que dénoncer la situation déplorable de notre pays.
Nous ne sommes que victimes de nos propres comportements, de nos propres indifférences, de nos propres soumissions.
Alors qu'émeutes et révolutions grondent autour de nous, dans l'unique but d'avoir un semblant d'accès au choix, à la démocratie, nous, Libanais(es), avons enterré notre droit au choix, notre droit de vote. Nous sommes même inquiets que le Liban proclame la «Troisième
République».
Y'en a marre de se dire que tout cela est dû à la «conjoncture géopolitique».
Pour une fois, admettons-le, ne nous mentons pas : nous sommes en quelque sorte et quelque part responsables de nos problèmes.
Faute de protection de nos frontières, nous n'avons fait que faciliter les flux d'immigrés, oubliant presque les émigrés libanais qui sont pourtant le moteur économique et social, l'élément structurel indispensable à notre société.
Faute d'entente politique, nous nous retrouvons sans président.
Par manque de planning social, nous nous retrouvons sans politique sociale.
Et nous ne parlons pas du manque de ces espaces publics qui, pourtant, sont déterminants pour la vie en société.
Désormais, on ne peut associer notre pays qu'à certains termes péjoratifs: dette, infrastructure détériorée, coupure régulière d'électricité, manque d'eau, système éducatif en difficulté, ressources naturelles très mal exploitées, assurances maladies défaillantes...
«Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir», avait dit un jour le général Foch. Le processus de destruction de nos sites archéologiques et l'absence d'un livre d'histoire commun mettent en danger l'identité du pays. Inacceptable, révoltant.
Oui, oui et oui, nous sommes un peuple qui n'apprend pas de ses propres erreurs. Nous sommes un peuple qui éprouve une joie malsaine à se voir souffrir, et sans cesse appuie sur la touche «repeat».

VAJ

Nous n'écrivons pas par rage, colère, frustration, angoisse. Nous n'écrivons pas pour éveiller les consciences et faire chavirer les cœurs. Nous écrivons par mépris et dégoût.Nous ne faisons que dénoncer la situation déplorable de notre pays.Nous ne sommes que victimes de nos propres comportements, de nos propres indifférences, de nos propres soumissions.Alors qu'émeutes et révolutions grondent autour de nous, dans l'unique but d'avoir un semblant d'accès au choix, à la démocratie, nous, Libanais(es), avons enterré notre droit au choix, notre droit de vote. Nous sommes même inquiets que le Liban proclame la «TroisièmeRépublique».Y'en a marre de se dire que tout cela est dû à la «conjoncture géopolitique».Pour une fois, admettons-le, ne nous mentons pas : nous sommes en quelque sorte et quelque part...
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