"Nous devons combattre la corruption en même temps que l'inflation, la récession et le chômage", a déclaré, le 8 décembre 2014, le président iranien Hassan Rohani. AFP /ATTA KENARE
La corruption menace les fondements de la République islamique, a dénoncé lundi le président iranien Hassan Rohani, en s'attaquant aux "monopoles" qui contrôlent une partie de l'économie.
Le président modéré, élu en juin 2013, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités pour relancer l'économie iranienne en crise, alors que plusieurs scandales ont récemment secoué le pays, 136e sur 175 dans le classement 2014 des pays perçus comme corrompus par l'ONG Transparency International.
En septembre, Mohammad Reza Rahimi, 1er vice-président de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, a été condamné pour son rôle dans plusieurs affaires de corruption, selon les médias. En mai, un homme d'affaires a été pendu après voir été reconnu coupable d'une escroquerie bancaire géante de 2,6 milliards de dollars. Et un autre homme d'affaires est en détention depuis fin 2013, accusé d'avoir détourné 3 milliards de dollars lors de transactions pétrolières non officielles contournant l'embargo occidental.
La corruption met en danger "le régime et les fondements de la Révolution", a affirmé M. Rohani lors d'un séminaire regroupant les chefs des trois branches du pouvoir (exécutif, législatif, judiciaire). "Les gens ont fait la révolution pour éliminer la corruption, pour qu'aucune personne corrompue ne soit au pouvoir et si nous sommes faibles dans la lutte contre la corruption, cela signifiera la faiblesse de la Révolution islamique, l'inefficacité de la Révolution pour parvenir à l'un de ses principaux objectifs", a-t-il expliqué dans un discours diffusé à la télévision d'Etat.
"Nous devons combattre la corruption en même temps que l'inflation, la récession et le chômage", a-t-il affirmé.
"Avant, il y avait l'expression +dessous de table+, mais maintenant on dit +sur la table+", a lancé M. Rohani.
Le président s'en est également pris aux monopoles, qui sont selon lui "la cause de la corruption".
"Dans une société, quand il n'y a pas de compétition, quand on a l'exclusivité, ce n'est pas bon. Parfois on ne peut rien faire. Il devrait alors y avoir une plus forte supervision là où il y a un monopole", a-t-il lancé.
Lire aussi
Corruption : Au Liban, ça ne s'arrange pas...
Jusqu'à 376% d'augmentation de salaire des dirigeants du Malawi
En Turquie, la lutte à mort contre "l'Etat parallèle" se poursuit, implacable
Le président modéré, élu en juin 2013, a fait de la lutte contre la corruption une de ses priorités pour relancer l'économie iranienne en crise, alors que plusieurs scandales ont récemment secoué le pays, 136e sur 175 dans le classement 2014 des pays perçus comme corrompus par l'ONG Transparency International.
En septembre, Mohammad Reza Rahimi, 1er vice-président de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad, a été condamné pour son rôle dans plusieurs affaires de corruption, selon les médias. En mai, un homme d'affaires a été pendu après voir été reconnu coupable d'une escroquerie bancaire géante de 2,6 milliards de dollars....


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il finira comme Khatamî, çuilà ! Dans le parfait oubli.
08 h 17, le 10 décembre 2014