Une rue totalement dévastée de Deir el-Zor, en Syrie. Archives AFP
Les jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) ont avancé dans les environs de l'important aéroport militaire de Deir el-Zor, dans l'est de la Syrie, a indiqué vendredi une ONG.
L'EI, qui contrôle depuis avril la grande majorité de cette province et de la ville du même nom, a pris le village d'Al-Jaffrah, adjacent à l'aéroport militaire tenu par les forces gouvernementales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cette avancée met en grande difficulté les soldats présents car ils sont quasiment encerclés et n'ont plus qu'une seule ligne de ravitaillement terrestre, à l'ouest de l'aéroport.
Construit par les Britanniques durant la seconde guerre mondiale, l'aéroport est depuis longtemps un objectif essentiel de l'EI et les jihadistes y ont lancé une offensive il y a quelques jours.
Au cours des dernières 48 heures, 30 soldats et supplétifs ont été tués dans les combats ainsi que 27 jihadistes, selon l'OSDH, qui a précisé que deux membres des forces du régime avaient été décapités après leur capture. Jeudi, l'EI s'était emparé de deux tanks, d'un véhicule blindé, de pièces d'artillerie et d'armes automatiques.
Ailleurs dans cette province riche en pétrole de Deir el-Zor, l'OSDH a indiqué qu'au moins 15 jihadistes avaient été tués lors d'une frappe de la coalition contre un convoi de l'EI près de Bou Kamal, à la frontière avec l'Irak.
(Lire aussi : Syrie : près de 4 ans de guerre, plus de 200 000 morts)
"En ce moment, un raid important a lieu"
Parallèlement, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué que l'aviation française menait vendredi un raid "important" sur des objectifs en Irak dans le cadre de l'action de la coalition internationale contre l'EI. "En ce moment, un raid important a lieu", a déclaré au groupe de médias BFM-TV-RMC le ministre français, en refusant de préciser la cible visée et le nombre de chasseurs-bombardiers français engagés.
Depuis le début des opérations de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, les avions français basés aux Emirats Arabes Unis et depuis peu en Jordanie ont mené au total "120 à 130 missions" (renseignement et bombardements confondus) contre le groupe extrémiste qui contrôle de larges pans de l'Irak, selon le ministre. "Nous sommes tout à fait déterminés (...) à empêcher le prétendu Etat islamique d'occuper l'Irak. Grâce à l'action de la coalition internationale, nous avons mis un coup d'arrêt à l'expansion de Daesh" (autre nom de l'organisation Etat islamique) "mais le coup d'arrêt ne signifie pas que la guerre est finie", a encore dit Jean-Yves Le Drian.
La coalition n'intervient pas au sol mais assure "un appui aérien pour que les forces irakiennes puissent progressivement regagner le territoire perdu", a-t-il rappelé.
Les chasseurs français interviennent uniquement en Irak alors que l'aviation américaine cible également les jihadistes en Syrie.
(Lire aussi : Jihadistes français en Syrie : "le retour en terre de mécréance est interdit", avertit un recruteur)
Si les ennemis de l'EI estiment que la reconquête de certaines villes montre que le vent a tourné en Irak et que le groupe islamiste sunnite est désormais sur la défensive, des experts se montrent plus circonspects.
Si les jihadistes de l'EI ont de fait perdu des villes situées en lisière des territoires sous leur contrôle en Irak, notamment dans les régions où cohabitent plusieurs communautés et où leur fondamentalisme sunnite rencontre peu d'échos, ils ont consolidé leurs positions dans les régions les plus acquises aux sunnites.
Pour l'expert irakien Hicham al-Hachémi, la situation en Irak est celle d'une impasse, les forces gouvernementales regagnant un peu de terrain à certains endroits, mais avec l'EI renforçant parallèlement sa mainmise sur les régions au cœur de son "califat".
Lire aussi
Contrairement aux affirmations occidentales, l'EI n'a guère reculé sur le terrain
L'EI, qui contrôle depuis avril la grande majorité de cette province et de la ville du même nom, a pris le village d'Al-Jaffrah, adjacent à l'aéroport militaire tenu par les forces gouvernementales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cette avancée met en grande difficulté les soldats présents car ils sont quasiment encerclés et n'ont plus qu'une seule ligne de ravitaillement terrestre, à l'ouest de l'aéroport.
Construit par les Britanniques durant la seconde guerre mondiale, l'aéroport est depuis longtemps un objectif essentiel de l'EI et les jihadistes y ont lancé une offensive il y a quelques jours.
Au cours des...


Quelle image ! On aurait dit Beyrouth la Belle Cité quand ils l'avaient dévasté ! Ou, bon boomerang-retour de bâton éhhh, éhhh libanais dans le faciès, très "chers frérots"....
16 h 51, le 05 décembre 2014