Selon plusieurs observateurs, si les jihadistes ont perdu certaines localités, notamment en Irak, ils ont consolidé leurs positions dans des zones qui leur sont plus acquises idéologiquement. Khalil Ashawi/Reuters
Après environ trois mois de frappes aériennes menées par la coalition internationale emmenée par les États-Unis, les jihadistes de l'État islamique (EI) ont cédé peu de terrain au sein du « califat » qu'ils ont proclamé dans le nord de la Syrie et de l'Irak, selon des experts.
S'ils ont de fait perdu des villes situées en lisière des territoires sous leur contrôle en Irak, notamment dans les régions où cohabitent plusieurs communautés et où leur fondamentalisme sunnite rencontre peu d'échos, ils ont consolidé leurs positions dans les régions les plus acquises aux sunnites. Car en août, l'offensive de l'EI contre les territoires du Kurdistan autonome irakien a fini par être repoussée et, deux mois plus tard, les jihadistes ont été chassés de la ville de Jurf al-Sakhar, au sud de Bagdad. Ils ont également été évincés de deux villes proches de la frontière iranienne en novembre. Les ennemis de l'EI l'assurent, la reconquête de certaines villes montre que le vent a tourné en Irak et que le groupe islamiste sunnite est désormais sur la défensive.
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Mais à ces quelques exceptions, comme le fait que l'armée irakienne a réussi à lever le siège de la plus grande raffinerie d'Irak, à Baïdji, l'emprise des jihadistes sur les provinces à prédominance sunnite au nord et à l'ouest de Bagdad demeure. Ainsi, pour Abou Bakr al-Baghdadi, « calife » de l'EI, l'envoi par les Américains de nouveaux conseillers militaires en Irak a montré que le groupe avait toujours le vent en poupe. De fait, depuis la grande offensive de l'EI en Irak en juin, l'Irak puis la coalition n'ont guère réussi à modifier la donne dans les provinces sunnites d'al-Anbar et de Salaheddine, de même que dans celle de Ninive, où se trouve Mossoul, grande métropole que les islamistes ont conquise en juin.
Une « impasse »
Pour l'expert irakien Hicham al-Hachémi, la situation en Irak est celle d'une impasse, les forces gouvernementales regagnant un peu de terrain à certains endroits, mais avec l'EI renforçant parallèlement sa mainmise sur les régions au cœur de son « califat ». L'EI, affirme-t-il, contrôle désormais 85 % de la province d'al-Anbar, où il tente désormais de prendre la capitale régionale Ramadi et où il a massacré des centaines de membres d'une tribu sunnite qui avait pris les armes contre lui. Et en Syrie, le groupe jihadiste subit moins de pressions militaires, car les États-Unis ont peu d'alliés sur le terrain pour conforter les gains obtenus grâce aux frappes aériennes. Anthony Cordesman, du Centre des études stratégiques et internationales, parle de « non-stratégie » américaine en Syrie. Le résultat, c'est une « pagaille stratégique » qui permet à l'armée de Bachar el-Assad de renforcer ses propres raids aériens contre d'autres organisations insurgées, dont certaines favorables à Washington, tout en laissant à la coalition internationale le soin de s'occuper des positions de l'EI. En outre, pour les partisans de l'EI, les frappes aériennes de la coalition ont aidé le groupe jihadiste à trouver des soutiens parmi la population et elles ont rallié à lui davantage de combattants.
En attendant, sur le terrain, l'EI ne montre aucun signe de faiblesse, au contraire. En Irak hier, des attentats ont fait 33 morts et des dizaines de blessés. Dix-huit personnes ont été tuées par un attentat dans un quartier majoritairement kurde de la ville de Kirkouk, pour la première fois touchée de la sorte depuis des mois, tandis que deux attaques faisaient 15 morts dans un quartier chiite de Bagdad.
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De l'autre côté de la frontière, au moins 19 soldats et miliciens progouvernementaux syriens ont été tués dans l'attaque par des jihadistes de l'EI d'une base de l'armée de l'air dans la province de Deir el-Zor, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), précisant que sept jihadistes ont péri dans ces combats. Ailleurs en Syrie, un nouveau détachement de 150 combattants kurdes venus d'Irak est entré dans la ville syrienne de Kobané, a-t-on appris hier auprès des peshmergas. Ces troupes assurent la relève d'un premier détachement de peshmergas irakiens venus renforcer fin octobre les défenseurs kurdes de Kobané face aux jihadistes.
S'ils ont de fait perdu des villes situées en lisière des territoires sous leur contrôle en Irak, notamment dans les régions où cohabitent plusieurs communautés et où leur fondamentalisme sunnite rencontre peu d'échos, ils ont consolidé leurs positions dans les régions les plus acquises aux sunnites. Car en août, l'offensive de l'EI contre les territoires du Kurdistan autonome irakien a fini par être repoussée et, deux mois plus tard, les jihadistes ont été chassés de la ville de Jurf al-Sakhar, au sud de Bagdad. Ils ont également...


TANT QU'ON EN A BESOIN POUR LES PRÉSENTS ET FUTURS MARCHANDAGES, L'EI GARDERA LES TERRITOIRES CONQUIS ET DE TEMPS EN TEMPS EN ACQUÉRRIRAIT D'AUTRES QU'ON LUI ENLÈVERAIENT BIENTÔT "FANTOMATIQUES VICTOIRES" Y OBLIGEANT "JUSQU'AUX ÉCHANGES DAESCHIENS" DES DEUX CÔTÉS ! IL EN FAUT AU MOINS DEUX DÉCENNIES... DEUX PUISSANCES FANATIQUES RÉGIONALES ÉMERGERAIENT SUR LES DEUX EXTRÉMIÉES : DEUX ( HABAYEB ) ! DEVINEZ-LES... OUI, C'EST çA... COMME VOUS LE PENSEZ... MAIS... CHUT ! NE LE DITES PAS AUX AUTRES...
16 h 02, le 05 décembre 2014