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Moyen Orient et Monde - Disparition

Jacques Barrot, une vie dévouée à la mission de servir

Figure de la démocratie chrétienne et européen convaincu, l’ancien ministre Jacques Barrot, 77 ans, est décédé subitement mercredi à la mi-journée dans le métro parisien. Photo AFP

Un grand ami du Liban vient subitement de disparaître. L'ex-ministre français Jacques Barrot, député de la 1re circonscription de la Haute-Loire, membre du Conseil constitutionnel, vice-président de la Commission européenne, ancien président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est décédé le 3 décembre, laissant derrière lui le témoignage de « l'homme vertueux », tel que notre monde en manque tant. Ces derniers temps, son inquiétude première pour la stabilité au Moyen-Orient et particulièrement pour le Liban, pays cher à son cœur, faisait courir sa plume dans des éditoriaux quotidiens. Le dernier en date tablait sur le discours du pape François et sur la dignité humaine. Dans cet article, le Saint-Père évoquait le célèbre tableau de Raphaël montrant « Platon le doigt pointé vers le haut » : « nous pouvons dire vers le ciel », et Aristote « la main tendue vers l'avant, vers la réalité concrète ». Vous y souhaitiez que les Européens puissent conserver l'espérance d'une Europe plus active dans le monde et plus attentive à sa vocation. « Ainsi les chrétiens retrouveront l'unité qu'ils n'auraient jamais dû perdre », disiez-vous.
Cher Jacques Barrot, comment vous remercier assez pour tant d'efforts déployés pour résoudre certains problèmes du Liban ? Votre souci premier était de consolider le « pont » franco-libanais et surtout le lien Haute-Loire-Liban au sein de l'association qui porte ce nom, à laquelle j'ai eu l'honneur d'être associée. La francophonie au Liban était vraiment l'un de vos soucis premiers.
Merci Jacques Barrot au nom de tous les Libanais. Que votre âme repose en paix auprès de notre précieux Mgr Henri Brincard, cette belle figure emblématique, cet « évêque planétaire », cet autre grand ami du Liban qui vient de disparaître, et qui a fait résonner le nom du Liban dans la cathédrale de Notre-Dame du Puy, en Haute-Loire, le 15 août dernier.
Jacques Barrot, Mgr Brincard, le Liban vous perd, aussi douloureusement que la France. Vous nous léguez à tous un héritage seigneurial, princier, celui d'une vie dévouée à la digne et noble mission de servir.

Mona NEHMÉ
Présidente des Échanges internationaux francophones, antenne libanaise.

Un grand ami du Liban vient subitement de disparaître. L'ex-ministre français Jacques Barrot, député de la 1re circonscription de la Haute-Loire, membre du Conseil constitutionnel, vice-président de la Commission européenne, ancien président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est décédé le 3 décembre, laissant derrière lui le témoignage de « l'homme vertueux », tel que notre monde en manque tant. Ces derniers temps, son inquiétude première pour la stabilité au Moyen-Orient et particulièrement pour le Liban, pays cher à son cœur, faisait courir sa plume dans des éditoriaux quotidiens. Le dernier en date tablait sur le discours du pape François et sur la dignité humaine. Dans cet article, le Saint-Père évoquait le célèbre tableau de Raphaël montrant « Platon le doigt pointé vers le haut » :...
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