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Moyen Orient et Monde - Conflit

Réunion douce-amère de la coalition internationale à Bruxelles

L'EI est « en train d'être stoppé », mais le combat va durer « des années ».

Les frappes aériennes contre l’État islamique commencent « à montrer des résultats », mais il faut faire plus, selon la coalition internationale réunie hier à Bruxelles. Khalil Ashawi/AFP

L'État islamique « est en train d'être stoppé » en Irak et en Syrie, a affirmé hier la coalition conduite par les États-Unis réunie à Bruxelles, grâce au « millier » de frappes menées depuis le mois d'août.
« Ils ont dû changer leurs tactiques, cela contrarie leurs actions », a affirmé le secrétaire d'État américain John Kerry après avoir réuni ses homologues d'une soixantaine de pays participant à la coalition contre ce groupe ultraviolent en Irak et en Syrie. Dans leur déclaration finale, ceux-ci affirment que les frappes aériennes commencent « à montrer des résultats », tout en reconnaissant qu'il faut faire plus pour tarir les revenus de l'EI, notamment pétroliers, et « endiguer le flot de combattants terroristes étrangers ».


« Nous allons mener cette campagne aussi longtemps que nécessaire pour gagner (...). Notre engagement durera certainement des années », a également affirmé M. Kerry au cours de la réunion à Bruxelles. « Les terroristes de Daech sont un fléau. Tout doit être fait pour l'éradiquer », a de son côté lancé le ministre français Laurent Fabius. « L'action militaire de la coalition commence à porter ses fruits, notamment en Irak, mais il reste beaucoup à faire », a-t-il estimé. « La solution nécessite des bottes sur le terrain, les bombardements sans un appui terrestre ne permettent pas d'en finir avec l'EI », a toutefois averti le ministre espagnol José Manuel Garcia Margallo, alors que, jusqu'ici, le Premier ministre irakien Haydar Abadi et les pays occidentaux ont exclu toute intervention étrangère au sol. Parallèlement, le président français François Hollande a assuré hier que la France était prête à « multiplier les actions et à les mener avec rapidité et efficacité » contre l'État islamique en Irak. La réunion a commencé quelques heures après que le Pentagone eut confirmé que l'Iran avait mené des raids aériens contre l'EI dans l'est de l'Irak ces derniers jours, précisant qu'il s'agit d'une zone dans laquelle les avions américains n'opèrent pas. Téhéran, qui n'a pas confirmé, est un allié de circonstance plutôt inattendu, d'autant plus que les États-Unis ont réaffirmé leur refus catégorique de toute coordination militaire avec l'Iran. M. Kerry n'a d'ailleurs ni confirmé ni démenti les frappes iraniennes, tout en soulignant que « cela a un effet qui, au final, est positif ».

 

(Lire aussi : Le vent tourne pour le « califat » des jihadistes)

 

Assad, le trouble-fête
« Nous n'avons constaté aucun changement », a au contraire déclaré le président syrien Bachar el-Assad, dont le régime est accusé d'avoir favorisé l'EI pour affaiblir l'opposition modérée qu'il combat sans merci depuis 2011. Ces interventions aériennes « nous auraient certainement aidés si elles étaient sérieuses et efficaces (...). On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes aériennes. Des forces terrestres qui connaissent la géographie et agissent en même temps sont indispensables », a aussi souligné M. Assad à l'hebdomadaire français Paris-Match. Interrogé sur la chute et la mort brutales de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi, Bachar el-Assad fait aussi valoir que « le capitaine ne pense pas à la mort ni à la vie, il pense à sauver son navire ». Son « but n'est pas de rester président, ni avant, ni pendant, ni après la crise », dit-il. « Mais quoi qu'il arrive, nous autres Syriens, n'accepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de l'Occident ».

 

(Lire aussi : À Mossoul, la vita non e bella...)


Par ailleurs, l'émissaire de l'Onu en Syrie, Staffan De Mistura, a déclaré hier à Paris concentrer ses efforts sur Alep, précisant que son initiative pour Alep était « totalement différente » d'un accord de cessez-le-feu comme celui conclu à Homs, qui avait permis en mai le retrait des combattants de la rébellion. « Alep est la ville qui a le plus souffert. Mais elle peut être un laboratoire d'espoir. Nos efforts se concentrent sur cette ville pour essayer de geler les combats », a déclaré M. De Mistura lors d'un colloque à l'Unesco sur les patrimoines syrien et irakien en péril.
À ce sujet d'ailleurs, la directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a appelé hier à créer des « zones culturelles protégées » pour sauver le patrimoine syrien, en commençant par la mosquée des Omeyyades d'Alep, la métropole du nord ravagée par les combats, avec l'accord des parties sur le terrain.

 

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L'État islamique « est en train d'être stoppé » en Irak et en Syrie, a affirmé hier la coalition conduite par les États-Unis réunie à Bruxelles, grâce au « millier » de frappes menées depuis le mois d'août.« Ils ont dû changer leurs tactiques, cela contrarie leurs actions », a affirmé le secrétaire d'État américain John Kerry après avoir réuni ses homologues d'une soixantaine de pays participant à la coalition contre ce groupe ultraviolent en Irak et en Syrie. Dans leur déclaration finale, ceux-ci affirment que les frappes aériennes commencent « à montrer des résultats », tout en reconnaissant qu'il faut faire plus pour tarir les revenus de l'EI, notamment pétroliers, et « endiguer le flot de combattants terroristes étrangers ».
« Nous allons mener cette campagne aussi longtemps que...
commentaires (2)

VA DURER DES ANNÉES... CERTES...CAR ON EN A BESOIN POUR LES PRÉSENTS MAIS AUSSI LES FUTURS MARCHANDAGES !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 24, le 04 décembre 2014

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Commentaires (2)

  • VA DURER DES ANNÉES... CERTES...CAR ON EN A BESOIN POUR LES PRÉSENTS MAIS AUSSI LES FUTURS MARCHANDAGES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 24, le 04 décembre 2014

  • "Le Pentagone a confirmé que l'Iran avait mené des raids aériens contre l'EI dans l'est de l'Irak, précisant qu'il s'agit d'une zone dans laquelle les avions américains n'opèrent pas. Téhéran est un allié de circonstance plutôt inattendu, d'autant plus que M. Kerry a souligné que cela a un effet qui, au final, est positif." ! Belle distribution des rôles.... Quand on disait qu'ils étaient les Agents ; Äamîl-Öûmalâäs ; des imbérialo-sahyoûnistes äsraélo-américains, ces fakkîhdio-bääSSyriens ! Cf. l'Irangate déjà !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    02 h 24, le 04 décembre 2014

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