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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Venant de Paris avec un passeport britannique et sous un faux nom, Abie Nathan a séjourné 15 heures à Beyrouth

Dans « L'Orient-Le Jour » du 4 décembre 1974

Le « pèlerin israélien de la paix », qui prétendait établir le dialogue avec les Palestiniens, n'a pas tari d'éloges sur les « attraits touristiques » du Liban.
Entre lundi soir et hier matin, Abie Nathan, l'« apôtre israélien de la paix », comme on l'appelle chez lui, a effectué un séjour de 15 heures à Beyrouth dans l'espoir, a-t-il prétendu, d'« établir le dialogue avec les Palestiniens, dans la perspective d'un cessez-le-feu de deux mois avec les Israéliens ».
Venant de Paris (...) et détenteur d'un passeport britannique en règle, il voyageait sous le nom d'emprunt d'Ivy Abraham, citoyen anglais né en Iran. Il avait (...) retenu une chambre à l'hôtel Saint-Georges. À peine installé, il faisait une promenade à pied du côté de Aïn Mreissé et de la rue de Phénicie, achetant des produits artisanaux (...).
C'est par les responsables de « Fateh » que les Libanais ont appris, semble-t-il, qu'Abie Nathan se trouvait parmi eux. (...) Ces derniers ont alerté les services de la Sûreté générale. La « chasse à l'homme » a alors commencé après une enquête serrée auprès des fonctionnaires préposés au contrôle des passeports à l'AIB. À 0h30, le pseudo Ivy Abraham était retrouvé. Dans sa chambre d'hôtel, il sera soumis à un interrogatoire serré de plus de 5 heures puis placé sous surveillance étroite jusqu'à l'heure de son expulsion.
(...) La visite éclair d'Abie Nathan aura valu à M. Solh ainsi qu'aux responsables de la SG une nuit blanche. (...) Si l'intéressé a été expulsé sans être autrement inquiété, c'est pour des raisons à la fois juridiques et politiques : d'une part, il était porteur d'un passeport britannique en règle, d'autre part, il avait été éconduit sans autre forme de procès lors de son passage en Égypte, pays dont s'inspire Beyrouth pour son comportement dans de telles circonstances.
Hier après-midi, une dépêche AFP de Paris rapportait, sur foi des divagations d'Abie Nathan, une version « très personnelle » des circonstances de son passage à Beyrouth. (...) « Ma mission terminée, j'ai pris librement l'avion que les autorités libanaises m'avaient indiqué. » Il n'a pas tari d'éloges sur les qualités touristiques – restaurants, nourriture, loisirs nocturnes... – de Beyrouth, « ville privilégiée entre toutes ».

Le « pèlerin israélien de la paix », qui prétendait établir le dialogue avec les Palestiniens, n'a pas tari d'éloges sur les « attraits touristiques » du Liban.Entre lundi soir et hier matin, Abie Nathan, l'« apôtre israélien de la paix », comme on l'appelle chez lui, a effectué un séjour de 15 heures à Beyrouth dans l'espoir, a-t-il prétendu, d'« établir le dialogue avec les Palestiniens, dans la perspective d'un cessez-le-feu de deux mois avec les Israéliens ».Venant de Paris (...) et détenteur d'un passeport britannique en règle, il voyageait sous le nom d'emprunt d'Ivy Abraham, citoyen anglais né en Iran. Il avait (...) retenu une chambre à l'hôtel Saint-Georges. À peine installé, il faisait une promenade à pied du côté de Aïn Mreissé et de la rue de Phénicie, achetant des produits artisanaux...
commentaires (1)

"Il n'a pas tari d'éloges sur les qualités de Beyrouth, « ville privilégiée entre toutes » !" Äâïynoul hassoûd toublâh bél äamâh ! Gare au Mauvais Œil ! Cf. le 13 Avril 75, même pas 4 mois plus tard !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

02 h 51, le 04 décembre 2014

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Commentaires (1)

  • "Il n'a pas tari d'éloges sur les qualités de Beyrouth, « ville privilégiée entre toutes » !" Äâïynoul hassoûd toublâh bél äamâh ! Gare au Mauvais Œil ! Cf. le 13 Avril 75, même pas 4 mois plus tard !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    02 h 51, le 04 décembre 2014

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