Représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, le Liban a pris part hier à la réunion ministérielle de la coalition internationale contre l'État islamique, à Bruxelles.
Selon les informations officielles diffusées, c'est à la dernière minute que la décision de prendre part à la réunion de Bruxelles a été prise. Celle-ci s'est tenue au siège de l'Otan, en présence des ministres des Affaires étrangères de 60 États, sous la présidence des États-Unis, représentés par leur secrétaire d'État, John Kerry.
M. Bassil, qui se trouvait en tournée en Afrique, s'est envolé de Lagos, au Nigeria, vers la capitale belge, où le Premier ministre, Tammam Salam, vient de clôturer comme on le sait une visite officielle de deux jours.
Comme la participation à la réunion de la coalition internationale n'était pas à l'ordre du jour du dernier Conseil des ministres, on suppose qu'elle a fait l'objet de contacts directs entre le Premier ministre et le chef de la diplomatie, à qui M. Salam aurait ainsi demandé de représenter le Liban.
Le chef de la diplomatie a exprimé des réserves au sujet de l'ordre du jour de la réunion qui incluait, selon l'Ani, une clause d'appui à l'opposition syrienne modérée. Toujours selon l'agence officielle d'information, un appui à l'opposition syrienne est en contradiction avec la politique de distanciation que le Liban suit par rapport à la guerre en Syrie et ne manquerait pas de diviser les participants à la réunion.
Le communiqué final n'en fait cependant pas mention, mais énumère une série de mesures pour freiner l'expansion de l'État islamique et l'affaiblir (voir page 11).
Dans son discours devant ses homologues arabes et occidentaux, M. Bassil a jugé que les frappes aériennes ne sont pas suffisantes parce qu'elles n'empêchent pas l'expansion de l'État islamique sur le terrain. Il a réclamé davantage d'aides à l'armée libanaise qui s'oppose à une expansion des jihadistes vers le Liban et plaidé en faveur d'une consolidation de la démocratie « qui privilégie le choix des peuples, même si elle est associée à quelques erreurs », tout en mettant en garde contre « une importation de modèles démocratiques de l'étranger ». M. Bassil a en outre mis l'accent sur la nécessité de couper les sources de financement des organisations terroristes. « Cette expérience avait réussi après les attaques terroristes aux États-Unis et devrait réussir aujourd'hui aussi », a-t-il dit, en insistant également sur l'échange de renseignements « qui ne peut que nous être bénéfique et nous permettra de priver Abou Bakr el-Baghdadi de ses proches, comme nous l'avons fait hier », en allusion à l'arrestation de l'une des épouses présumées de cet « émir » de l'État islamique.


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Quel "cave", ce Perroquet oranginé per(s)cé et pressé ; vraiment !
19 h 03, le 04 décembre 2014