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Liban

De Bruxelles, Salam critique l’indifférence internationale à l’égard de la crise syrienne

M. Salam, hier à Bruxelles, en compagnie de M. Juncker. Emmanuel Durand/AFP

Le Premier ministre, Tammam Salam, actuellement en visite à Bruxelles, a participé hier à la réunion de la commission des Affaires étrangères au sein du Parlement européen, qui a essentiellement porté sur la situation au Liban.
Dans un communiqué dont il a donné lecture, M. Salam a expliqué que le conflit particulièrement violent en Syrie n'a pas été sans se répercuter sur le Liban, qui accueille un nombre important de réfugiés sur son territoire, ce qui provoque des crises sécuritaires et socio-économiques. Il a critiqué, dans ce cadre, l'indifférence internationale à l'égard de la crise syrienne, notant que seule une solution politique réglerait le conflit dans ce pays.
Le Premier ministre a mis l'accent sur la nécessité pour la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour aider le Liban à supporter ce fardeau. Il a également mis l'accent sur le soutien européen accordé à Beyrouth concernant notamment les dossiers des réfugiés syriens et de l'armée libanaise.
Tammam Salam a ensuite répondu aux questions des députés européens. En dépit de toutes les pressions, le Liban demeure un exemple de démocratie et de convivialité dans la région, a-t-il indiqué, tout en reconnaissant cependant que le pays fait face actuellement à une crise politique et ne parvient pas à élire un nouveau président de la République et une nouvelle Chambre. La démocratie protège toujours le Liban, selon lui, ce qui permettra au pays de régler ses problèmes et sa crise politique, illustrée notamment par l'échec à élire un président.
M. Salam a par ailleurs souligné, au cours d'un entretien avec le président du Parlement européen, Martin Schulz, que la priorité pour le Liban reste l'élection d'un président de la République.
« J'ai informé M. Schulz des derniers développements sur la scène libanaise, où l'ultime priorité demeure l'élection du président de la République, une présidentielle que nous espérons être un prélude à une nouvelle période de stabilité », a-t-il indiqué à l'issue de la rencontre.
« J'ai de même discuté avec le président Schulz des conséquences terribles de l'afflux des refugiés syriens au Liban, pays considéré comme l'un des plus affectés par la crise syrienne. Je l'ai remercié pour les efforts déployés par l'UE qui assure des aides humanitaires et en matière de développement. Je lui ai précisé qu'aider le Liban dans ces moments difficiles constitue un soutien à un pays modèle de coexistence, de tolérance, de pluralisme et d'ouverture. Ces facteurs sont nécessaires pour l'avenir de notre région », a-t-il conclu.
Auparavant, M. Salam s'était rendu au siège de la Commission européenne, où il s'est entretenu avec le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et la haut-représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, en présence des ministres Nabil de Freige et Alain Hakim, ainsi que de l'ambassadrice de la Commission européenne au Liban, Angelina Eichhorst.

Le Premier ministre, Tammam Salam, actuellement en visite à Bruxelles, a participé hier à la réunion de la commission des Affaires étrangères au sein du Parlement européen, qui a essentiellement porté sur la situation au Liban.Dans un communiqué dont il a donné lecture, M. Salam a expliqué que le conflit particulièrement violent en Syrie n'a pas été sans se répercuter sur le Liban, qui accueille un nombre important de réfugiés sur son territoire, ce qui provoque des crises sécuritaires et socio-économiques. Il a critiqué, dans ce cadre, l'indifférence internationale à l'égard de la crise syrienne, notant que seule une solution politique réglerait le conflit dans ce pays.Le Premier ministre a mis l'accent sur la nécessité pour la communauté internationale de prendre des mesures concrètes pour aider le Liban à...
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