Pour autant, la crise économique que connaît la Russie ne peut être réduite au simple facteur pétrolier, a souligné le vice-ministre de l'Économie Alexeï Vedev.
« L'économie russe est exposée à trois types de crise, ou d'éléments d'instabilité : structurels, spéculatifs ou géopolitiques. Par conséquent, il est réducteur de penser que l'économie russe se contracte seulement à cause des prix du pétrole », a-t-il estimé.
L'économie russe fait en effet face à d'autres défis, comme l'impact des sanctions décidées par l'Union européenne et les États-Unis contre Moscou, qu'ils accusent de soutenir l'Est séparatiste de l'Ukraine.
Ces sanctions, qui touchent la Russie dans son cœur financier, « devraient se maintenir au cours de l'année 2015 », pesant sur la croissance, a noté M. Vedev.
« Cela signifie que la majorité des banques et entreprises russes ne pourront plus accéder aux capitaux des marchés mondiaux », explique le ministère de l'Économie dans son rapport.
Elles sont l'une des causes de la fuite massive des capitaux qui devrait atteindre au total 125 milliards de dollars en 2014, puis se réduire à 90 milliards de dollars l'année suivante, selon le ministère.
La population russe doit aussi composer avec une forte inflation qui devrait atteindre 9 % en 2014, voire 10 % au premier semestre 2015.
Économie
Une fuite massive des capitaux
OLJ / le 03 décembre 2014 à 00h00


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