Les funérailles du poète libanais Saïd Akl. Nasser Trabulsi/An-Nahar
Des obsèques nationales et populaires ont été réservées mardi à l'"architecte de la poésie", Saïd Akl, décédé vendredi à l'âge de 102 ans.
De nombreuses personnalités politiques ont assisté aux funérailles célébrées par le patriarche maronite Béchara Raï en la cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville de Beyrouth. Étaient notamment présents, l'ancien président Michel Sleiman, les chefs des Kataëb Amine Gemayel et du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun, plusieurs ministres, dont celui de la Culture Roni Araïji, des députés, des officiers supérieurs, des ambassadeurs ainsi que des figures du monde de l'art.
Dans son oraison funèbre, le patriarche Raï a rendu un vibrant hommage au défunt, relatant son parcours depuis sa naissance et évoquant ses nombreuses œuvres.
"Il est un vrai architecte de la poésie. Il a brillé comme un architecte, un sculpteur et un peintre dans son domaine", a affirmé Mgr Raï, rappelant au passage des paroles de Saïd Akl : "J'aime le Liban plus que moi, d'un amour qu'une mère porte à son enfant".
"Repose en paix, poète, écrivain géant. Tu manqueras à tout le Liban", a-t-il ajouté.
Le cortège funèbre s'est ensuite rendu à Zahlé, la grande ville chrétienne de l'est du Liban, d'où est originaire le défunt. Des adieux populaires sont prévus à partir de Mrayjate, premier village de la Békaa, jusqu'à Ksara, sur le chemin du cortège funèbre. A Zahlé, la municipalité a décidé d'observer une journée de deuil et a appelé à une fermeture générale aujourd'hui, prévoyant un accueil gigantesque au poète.

Le cortège funèbre se dirigeant vers la cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville de Beyrouth. Capture d'écran LBCI
Lundi, l'archevêque grec-catholique de Ferzol et de Zahlé, Mgr Issam Youhanna Darwiche, avait lui aussi rendu un vibrant hommage à Saïd Akl et présenté ses condoléances à tous les habitants de Zahlé et de la Békaa, appelant à une participation massive aux funérailles.
La dépouille mortelle du poète avait en outre été exposée à l'Université Notre-Dame de Loueizé (NDU) où une messe a été célébrée pour le repos de son âme, en présence du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, des anciens ministres Élias Hanna et Gaby Layoun, et du supérieur de l'ordre des moines maronites mariamites, l'abbé Boutros Tarabay.
Né en 1912 dans la ville de Zahlé et reconnaissable à ses cheveux blancs broussailleux, sa voix de stentor et ses gestes théâtraux, le poète était un farouche défenseur du "libanisme", insistant sur l'héritage phénicien du pays et rejetant avec force son appartenance arabe. Il s'identifiait ainsi à un courant politico-culturel fort chez des chrétiens libanais au début du XXe siècle et jusqu'à la fin de la guerre civile en 1990, qui insistait sur le caractère particulier du peuple libanais et de sa culture dans un environnement arabe.
Lire aussi
La classe politique rend hommage à Saïd Akl
Pour mémoire
Saïd Akl de A à Z
Dans son oraison funèbre, le patriarche Raï a rendu un vibrant hommage au défunt, relatant son parcours depuis sa naissance et évoquant ses nombreuses œuvres."Il est un vrai...


C'EST LUI LE PLUS GRAND QUI AVAIT RAISON CONTRE TOUS. REGARDEZ BIEN QU'EST CE QU'ILS NOUS ONT AMENÉ LES ARABES. NOTRE BELLE IMAGE DE MARC DE L'ÉPOQUE, HÉLAS EST DEVENUE AUJOURD'HUI LA PIRE ET LA PLUS SALE IMAGE SUR LA PLANÈTE. ET CELA GRACE À NOTRE APPARTENANCE AUX PAYS ARABES. POURTANT C'EST LA TRISTE RÉALITÉ. C'EST JUSTEMENT QU'AUJOURD'HUI QUE NOS PATRIOTES SUNNITES RÉALISENT QU'ILS SONT LIBANAIS AVANT D'ÊTRE ARABES. QU'ILS SE SENTENT LIBANAIS AVANT D'ÊTRES DES ARABES. MAIS C'EST UN PEU TARD AVEC CE BORDEL. PAR CONTRE LES MARONITES MICHEL AOUN ET SLEIMAN FRANGIEH ET LEURS TROUPEAUX DERRIÈRE EUX, NE SE SENTENT PLUS LIBANAIS ILS SONT DEVENUS DES IRANIENS AUJOURD'HUI ET FIER DE L'ÊTRE. C'EST CELÀ LES MERCENAIRES MODERNES D'AUJOURD'HUI. L'ARGENTS D'ABORD.
14 h 17, le 02 décembre 2014