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Économie

BCE : pas d’annonce de QE, mais un biais très explicite

Allemagne : rendement des emprunts d’État à 10 ans

« Nous ferons ce que nous devons (what we must) pour redresser l'inflation et les anticipations d'inflation aussi vite que possible, comme l'exige notre mandat. » En disant cela le 21 novembre 2014, Mario Draghi a, pour beaucoup, posé l'inévitabilité d'un QE souverain. La référence au mandat est un argument puissant. L'inflation est très inférieure à la cible (0,3 % vs 2 %), elle pourrait encore ralentir à court terme et, comme devrait le dire le staff de la BCE, son redressement en 2015 sera au mieux modeste. Ceux qui rejettent le QE, que ce soit pour des raisons d'efficacité (faible lien entre QE et inflation) ou de gestion du risque (aléa moral), ne proposent rien de concret à court terme. Toutefois, une annonce à la réunion de décembre est peu probable pour plusieurs raisons.
1) La BCE doit avoir quelques mois de recul sur ses achats d'ABS et de covered bonds avant de conclure qu'ils sont insuffisants.
2) Elle voudra juger de l'appétit pour les TLTRO en décembre.
3) L'effet pétrole est certes négatif sur l'inflation, mais positif pour la croissance, et donc l'inflation à moyen terme.
4) Le staff de la BCE n'a sans doute pas aplani toutes les difficultés techniques et légales concernant les achats de titres publics. Mario Draghi affichera un biais très explicite en faveur du QE souverain, mais il peut vouloir patienter jusqu'en mars avant de passer outre l'opposition de la Bundesbank et de quelques autres gouverneurs.

« Nous ferons ce que nous devons (what we must) pour redresser l'inflation et les anticipations d'inflation aussi vite que possible, comme l'exige notre mandat. » En disant cela le 21 novembre 2014, Mario Draghi a, pour beaucoup, posé l'inévitabilité d'un QE souverain. La référence au mandat est un argument puissant. L'inflation est très inférieure à la cible (0,3 % vs 2 %), elle pourrait encore ralentir à court terme et, comme devrait le dire le staff de la BCE, son redressement en 2015 sera au mieux modeste. Ceux qui rejettent le QE, que ce soit pour des raisons d'efficacité (faible lien entre QE et inflation) ou de gestion du risque (aléa moral), ne proposent rien de concret à court terme. Toutefois, une annonce à la réunion de décembre est peu probable pour plusieurs raisons.1) La BCE doit avoir quelques mois de...
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