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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Un Don Quichotte de l'alimentaire ?

Le ministre Bou Faour, c'est un fait, est un combatif, une qualité qui manque un peu à ses compatriotes. Il est certain que l'on ne peut faire une omelette sans casser des œufs, et le grand coup de gueule qu'il nous a servi en s'attaquant à l'industrie de l'alimentaire a suscité une polémique qui n'est pas prêt de se calmer. Les uns auraient préféré que les choses se fassent dans la discrétion pour que la médiatisation des constats ne nuise avant que de commencer à porter leurs fruits ; les autres le félicitent tout en regrettant qu'il n'y ait pas eu une généralisation du contrôle sanitaire du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Et quid des boucheries à l'air libre où mouches et autres insectes se repaissent et des étals en bord de route où les relents des gaz d'échappement polluent la marchandise, de l'eau du robinet qui coule brunâtre dans certains secteurs, des coupures de courant qui font de la réfrigération une gageure ? Oui, Monsieur le Ministre, le contentieux est de taille. Merci de vous y attaquer, mais quelques coups d'épée dans l'eau sont loin de suffire. Nous vous souhaitons d'avoir les moyens de vos coups d'éclat.

Dolly TALHAMÉ

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Bombe ou pétard mouillé ?

Les Libanais doivent-ils avoir peur après les scandales dénoncés par le ministre de la Santé ? Notre agriculture est-elle saine ? À ce jour, il n'existe aucune étude définitive permettant d'établir avec certitude un lien direct entre l'alimentation et le cancer. Selon certains tests, environ 20 % des pesticides connus sont cancérigènes. En conséquence, un grand nombre d'aliments que l'on consomme (légumes, poissons, produits laitiers, riz, viande, café, fruits, sucre) constituent une menace potentielle. Faire cuire les viandes au barbecue sur un feu ouvert crée des hydrocarbures polycycliques qui sont également l'un des principaux constituants de la fumée de cigarette qui cause le cancer du poumon. Une consommation accrue d'aliments frits ou grillés peut augmenter le risque de cancer du sein, du côlon distal, de la prostate et du pancréas. Dans un pays où tout est politique et pour cacher la faillite de nos élus autoprorogés, il ne faudra pas se venger du peuple, surtout que le Liban représente une destination touristique. Une alimentation variée et équilibrée, cela n'existe nulle part au monde. Les Libanais en ont assez de ces bombes médiatiques qui finissent par être étouffées par les mêmes responsables.

Antoine SABBAGHA

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Pas assez de comptables

Le signataire de ces lignes est un citoyen ordinaire mais qui voit les choses sous un prisme « comptable » plutôt qu'hypothétique ou légal. C'est probablement cela qui me permet de toucher du doigt la plaie envenimée et gangrenée dont souffre notre pays. Comme tout bon chirurgien vous le dira, l'essentiel, c'est de déterminer l'origine du mal si l'ont veut le soigner d'une manière efficace et de ne pas se laisser influencer par les apparences. C'est malheureusement ce qui n'a cessé d'être le cas au Liban depuis 1943. On veut tout traiter par des lois et des décrets, sans aller au fond du problème et tâcher d'y trouver des solutions. Résultat : rien de concret, la pagaille que l'on voit autour de nous et dans tous les domaines. Le problème au Liban, c'est que nous avons beaucoup trop de philosophes et d'hommes de loi, mais peu de comptables.

Georges SABAT

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Poutine le pacifique

Je m'explique mal comment les pays réunis au sommet du G20 en Australie ont pu tolérer que le président russe Vladimir Poutine se fasse « escorter » par un croiseur lance-missiles, un destroyer, un remorqueur et un navire de ravitaillement, tous ancrés dans les eaux internationales au large de l'Australie. Cela au moment même où la Russie mène une guerre larvée contre une Ukraine exsangue, qui a désespérément besoin d'aide pour s'en sortir. Quel pied de nez à la communauté internationale !
Il aurait fallu que les vis-à-vis du grand timonier russe se montrent intraitables : ou bien ses navires lèvent l'ancre illico et s'en retournent en Crimée (pardon, à Saint-Pétersbourg), ou bien le G20 devient le G19.

Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec)

Un Don Quichotte de l'alimentaire ?
Le ministre Bou Faour, c'est un fait, est un combatif, une qualité qui manque un peu à ses compatriotes. Il est certain que l'on ne peut faire une omelette sans casser des œufs, et le grand coup de gueule qu'il nous a servi en s'attaquant à l'industrie de l'alimentaire a suscité une polémique qui n'est pas prêt de se calmer. Les uns auraient préféré que les choses se fassent dans la discrétion pour que la médiatisation des constats ne nuise avant que de commencer à porter leurs fruits ; les autres le félicitent tout en regrettant qu'il n'y ait pas eu une généralisation du contrôle sanitaire du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Et quid des boucheries à l'air libre où mouches et autres insectes se repaissent et des étals en bord de route où les relents des gaz d'échappement...
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