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Syrie : les jihadistes se sont "empalés" sur Kobané et ne vaincront pas (général Allen)

AFP
20/11/2014

Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont "eux-mêmes empalés" sur la ville syrienne kurde de Kobané et ne réussiront pas à en prendre le contrôle, a estimé jeudi le coordinateur américain de la coalition internationale anti-EI.

"De bien des points de vue, l'EI s'est lui-même empalé sur Kobané", a jugé le général américain à la retraite John Allen dans un entretien publié jeudi dans le quotidien turc Milliyet, à l'occasion de sa visite à Ankara. "Comme ils continuent à y dépêcher des combattants en renfort, nous allons nous-même continuer à les bombarder, à couper leurs lignes de ravitaillement et à perturber leur chaîne de commandement et de contrôle et, en même temps, à faire ce que nous pouvons pour soutenir les défenseurs" kurdes de la ville, a-t-il ajouté. "Et l'EI va finir par se rendre compte qu'il ne gagnera pas cette bataille", a poursuivi le général Allen dans Milliyet.

Depuis le début, à la mi-septembre, de l'offensive lancée par les jihadistes sur Kobané (Aïn el-Arab en langue arabe), environ 1 200 personnes ont été tuées, pour l'essentiel des combattants de l'EI ou des milices kurdes qui défendent la ville.

Les avions de la coalition, principalement américains, ont multiplié les frappes contre les objectifs de l'EI à Kobané et ont réussi à arrêter leur progression. "Nous sommes persuadés que nos raids aériens ont tué bien plus de 600 hommes de l'EI", a ajouté l'officier américain. "Je pense que s'ils se retirent ce sera le signe que leur +marche vers la victoire+ a atteint son point culminant". "A la vérité, nous constatons qu'ils ne sont absolument pas invincibles", a conclu M. Allen.

Interrogé sur les divergences actuelles entre les Etats-Unis et la Turquie sur la politique à conduire en Syrie, l'ex-général a estimé qu'il fallait "prendre en compte les intérêts nationaux de la Turquie et ses demandes". Contrairement à Washington, le gouvernement islamo-conservateur turc a refusé d'intervenir militairement pour soutenir les défenseurs kurdes de Kobané, par crainte qu'un tel soutien ne profite au régime de Damas, sa bête noire, et aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mènent la guérilla en Turquie depuis 1984.

Ankara réclame la création d'une zone-tampon et d'une zone d'exclusion aérienne à sa frontière avec la Syrie, ainsi qu'une aide accrue à l'opposition syrienne modérée.

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