Le mufti Deriane au cours de son intervention.
Le mufti de la République libanaise, le cheikh Abdel Latif Deriane, a appelé hier à des réformes de grande envergure dans les institutions religieuses libanaises, afin de réussir à communiquer avec les jeunes inquiets ainsi qu'avec l'autre, d'une appartenance confessionnelle différente. Selon le mufti qui s'exprimait lors d'une séance de la conférence sur le dialogue interreligieux à Vienne, « le phénomène de violence qui traverse la région nécessite, dans sa dimension sécuritaire et politique, une coopération plus étroite entre les institutions religieuses et la reconstruction de ces dernières ainsi que la redéfinition de leurs relations avec les systèmes politiques dans les pays concernés ».
« Nous éprouvons le besoin de faire précéder la réforme religieuse par une réforme politique. Cela signifie en fait de mettre en place des gouvernements qui exercent la bonne gouvernance, qui soient ouverts à la participation pour que les jeunes ne se réfugient pas dans des coins isolés où ils mettraient en place leur propre État. La réforme religieuse devrait également œuvrer pour l'élimination de l'extrémisme », a expliqué le mufti, qui a enfin conclu qu'il fallait transformer les institutions religieuses en milieux propices au redressement intellectuel, culturel et religieux.

