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Nos lecteurs ont la parole - Adib M. Basbous

Le printemps arabe, ou le grand gâchis

L'Occident, et le monde avec lui, se rappellera longtemps du triste ratage du printemps arabe, comme d'une impardonnable occasion ratée.
Il ne s'agit nullement de sombrer dans les ridicules théories de complots et autres fantasmes aussi folkloriques qu'accusateurs.
La donne est simple car en effet, et pour la toute première fois, la rue arabe s'est mobilisée, a manifesté pour la reconnaissance de son droit à la liberté, de sa dignité perdue à force d'être bafouée.
Pour la toute première fois, les citoyens arabes, tunisiens, syriens et égyptiens (pour ne citer qu'eux) ont battu le pavé pour des raisons et sur la base de motivations d'ordre civique, mus en cela par la seule société civile et non par un parti, ni par la religion.
Pour la première fois, l'Arabe a eu envie d'exister, existe, a existé en tant qu'individu et non en tant que groupe (religieux ou politique) ; un individu aspirant à plus de liberté et de dignité. Un individu avec une immense soif d'être reconnu comme tel et non fondu dans un groupe réducteur et liberticide.
L'Occident dans un cafouillage monstrueux, dramatique et coupable a raté le coche, l'occasion unique d'offrir à ces mouvements civils tout le support et les leviers nécessaires pour transformer le printemps arabe en lame de fond balayant sur son passage les dictatures et les pétromonarchies d'un autre temps.
L'Arabe, le citoyen, l'humain, s'est retrouvé face à sa double frustration, celle qu'il entretient avec un Occident distant, indécis, compliqué et envers son gouvernement, oppressant, castrateur, déshumanisé.
Cette double frustration aurait dû, aurait pu être génératrice d'un renouveau national ; l'émergence tant attendue des États nations du monde arabe. Mais cela présupposait un appui inconditionnel de l'Occident avec ou sans le « machin » (l'Onu, comme l'appelait le général de Gaulle) dont les principaux acteurs usent du veto comme on se passe le témoin dans une course de relais.
Un Occident fort de son bon droit, légitimé par un plan clair et sans compromis peut faire échec à toute dérive qui va à contresens de l'histoire. Mais pour cela il faut à l'Occident des leaders d'une autre trempe, d'un autre temps.
C'est donc par un mélange confus et dense d'absence de perspectives tangibles et sous la pression de leur double frustration que les masses arabo-musulmanes vont se jeter dans les bras d'un islamisme radical, certes, mais clair, limpide, ordonné, discipliné, sachant à merveille et avec une profusion matérielle et spirituelle se positionner en champion de la récupération.
Le printemps arabe, qui aurait pu, qui aurait dû faire basculer le monde arabe dans un nouveau siècle des Lumières, a péri dans le noir obscur du drapeau de Daech (j'ai du mal à l'appeler ISIS, ça ressemble trop à une fleur).
Au nom de calculs économico-pétroliers, d'amitiés et de pactes diaboliques, l'Occident a démissionné et fait primer l'intérêt relatif et présent sur un avenir radicalement différend.
La courte vue et l'ignoble médiocrité de certains dirigeants planétaires ont sonné le glas d'un printemps, d'un renouveau, de toute une région berceau de la spiritualité juive, chrétienne et musulmane. Le Proche-Orient, à qui le monde doit tant, se retrouve par calcul dans les poubelles de l'histoire.

Quel gâchis !

L'Occident, et le monde avec lui, se rappellera longtemps du triste ratage du printemps arabe, comme d'une impardonnable occasion ratée.Il ne s'agit nullement de sombrer dans les ridicules théories de complots et autres fantasmes aussi folkloriques qu'accusateurs.La donne est simple car en effet, et pour la toute première fois, la rue arabe s'est mobilisée, a manifesté pour la reconnaissance de son droit à la liberté, de sa dignité perdue à force d'être bafouée.Pour la toute première fois, les citoyens arabes, tunisiens, syriens et égyptiens (pour ne citer qu'eux) ont battu le pavé pour des raisons et sur la base de motivations d'ordre civique, mus en cela par la seule société civile et non par un parti, ni par la religion.Pour la première fois, l'Arabe a eu envie d'exister, existe, a existé en tant qu'individu et non...
commentaires (2)

IL N'Y EUT JAMAIS DE PRINTEMPS ARABES ! MAIS DES COMPLOTS OURDIS CONTRE LES ARABES... INTERNATIONAUX ET RÉGIONAUX... ARABES MÊME... ET EXÉCUTÉS PAR LES ABRUTIS EUX-MÊMES !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 48, le 14 novembre 2014

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Commentaires (2)

  • IL N'Y EUT JAMAIS DE PRINTEMPS ARABES ! MAIS DES COMPLOTS OURDIS CONTRE LES ARABES... INTERNATIONAUX ET RÉGIONAUX... ARABES MÊME... ET EXÉCUTÉS PAR LES ABRUTIS EUX-MÊMES !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 48, le 14 novembre 2014

  • Les vestiges de ces Printanières s'évanouissent comme 1 fantasmagorie devant la gravité des événements. Les feux d’artifices de ces Printemps de paille, qui n’ont pas fait long feu, sont devenus les incendiaires fusées des despotes de toutes sortes ! La "fraternité" passé, son expression prosaïque, est la guerre civile pitoyable ; celle entre Sain et Malsain, entre Saine Syrie et l’aSSadique, entre ce héZébbb et la Cédraie, entre le despotisme et la démocratie ! Cette pseudo-fraternité flamboyait, alors que les Printaniers allaient saigner. Elle dura le temps où l'intérêt des opportunistes était frère de celui des Sains. Pédants méthodistes de la tradition "arabiste" de pacotille, mendiants auprès des despotiques qui leur permirent de faire des homélies afin d'endormir ces honorables Printanières. Opportunistes qui re-réclamaient l’Ordre Autocratique, moins les têtes de certains "zaïîms" : Tels étaient les traîtres-"alliés" avec lesquels l’Arabe Printanier dût faire sa Révolution ; celle belle de la sympathie parce que les antagonismes qui y éclatèrent contre ces autoritaires sommeillaient embryonnaires, parce que la lutte qui formait son arrière-plan n'avait acquis qu'1 existence vaporeuse, celle du mot, du verbe et de la phrase. Les futures Printanières si prochaines seront les "haïssables", parce que la chose prendra la place de la phrase, parce que cette New Printanière Arabe mettra à nu la tête du Monstre enturbannée en abattant le pseudo-laïc qui la dissimulait !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 07, le 14 novembre 2014

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