Selon le rapport annuel du Legatum Institute, institut de recherche financé par le fonds d'investissement Legatum de Dubaï, le Liban s'est classé à la 101e place mondiale en termes d'indice de prospérité parmi 142 pays recensés et au huitième rang parmi 15 pays arabes inclus dans l'étude.
Selon le rapport, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, le Liban a ainsi reculé de trois places en comparaison avec la 98e place qu'il occupait dans le classement de l'année 2013 et de 16 positions par rapport à l'année précédente.
Il s'agit du 19e déclin le plus important dans le monde aux côtés de l'Espagne, du Costa Rica, du Koweït, de Chypre, du Brésil, de la Chine, du Botswana, du Nicaragua, du Pérou, du Maroc et de la Zambie.
L'indice est basé sur 89 variables regroupées en huit indicateurs évaluant le bien-être économique et social, dont les fondements économiques, le niveau de vie, la stabilité politique, en passant par la capacité à entreprendre, la qualité de l'éducation et de la santé, la sécurité (nationale et individuelle), la liberté et la solidarité.
Dans le monde, le Liban a été considéré comme plus prospère que l'Inde, le Burkina Faso et le Bangladesh, tandis qu'il s'est classé derrière le Ghana, le Rwanda et le Venezuela.
Parmi les pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (Mena), le Liban a seulement dépassé l'Iran et l'Irak. Il s'est classé derrière les Émirats arabes unis (EAU), le Koweït, l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie et l'Algérie.
Dans les détails, le Liban est arrivé au 107e rang au niveau de l'indicateur de gouvernance, à la 31e place parmi les pays à revenus moyens supérieurs (PRMS) et à la 9e position parmi les pays arabes. Cette catégorie évalue la performance des pays dans les domaines de la responsabilité des gouvernements, la transparence des élections et la participation politique. En matière de gouvernance des pays, le Liban est arrivé avant la Bosnie-Herzégovine et le Paraguay, mais après le Népal et l'Azerbaïdjan.
Concernant le sous-indice mesurant l'économie dans un pays donné, le Liban s'est classé à la 75e place mondiale, à la 6e parmi les pays de la région et à la 17e position parmi les PRMS. Cette catégorie mesure les performances des pays dans quatre domaines essentiels liés à la prospérité que sont les politiques macroéconomiques, les attentes économiques et leur satisfaction, les bases de la croissance et l'efficacité du secteur financier.
Enfin, dans la catégorie mesurant l'entrepreneuriat et les opportunités, le Liban est arrivé à la 91e place du classement mondial, à la 8e position parmi les pays arabes et à la 31e place parmi les PRMS. Ce sous-indice mesure ainsi la qualité de l'environnement pour favoriser l'entrepreneuriat, la capacité d'innovation des entreprises et le niveau d'opportunités. Dans cette catégorie, le pays du Cèdre a reculé de huit points en glissement annuel, précise le rapport, ce qui constitue avec le Panama et la République du Congo la troisième chute la plus importante du classement dans le monde.

