La volonté de la BCE de prendre de nouvelles mesures plus agressives a trouvé hier deux nouveaux soutiens de poids : la directrice générale du FMI Christine Lagarde et la présidente de la Fed Janet Yellen.
« Nous pensons que c'est tout à fait légitime et approprié comme approche » au vu des risques de déflation, a indiqué Mme Lagarde lors d'une conférence organisée par la Banque de France à Paris, commentant les annonces, la veille, de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne.
Les nouvelles mesures de la BCE pourraient prendre la forme d'un rachat d'obligations d'entreprises ou d'État sur le modèle américain.
La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen, qui vient elle tout juste d'annoncer la fin de ces rachats, n'en a pas moins jugé hier, dans un soutien implicite à M. Draghi, que lorsque les gouvernements n'ont guère de marge de manœuvre budgétaire, « les banques centrales doivent être prêtes à utiliser tous les outils en leur possession, y compris des politiques non conventionnelles ».
Économie
Le cap de la BCE soutenu par Lagarde et Yellen
OLJ / le 08 novembre 2014 à 00h54

