Le ministre des Affaires étrangères recevant l’ambassadeur égyptien.Photo Dalati et Nohora
Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a eu une série de rencontres hier au palais Bustros, notamment avec l'ambassadeur de Chypre, avec lequel le Liban devrait étudier le tracé des frontières maritimes, tout en cherchant à renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, et avec le représentant du secrétaire général de l'Onu au Liban Dereck Plumbly qui a précisé qu'il se rendra bientôt à New York pour remettre son rapport sur l'application de la résolution 1701.
Le ministre Bassil a aussi reçu le nouvel ambassadeur d'Égypte Mohammad Badreddine al-Zaëd qui a assuré qu'il s'agit d'une visite protocolaire qui marque le début de ses fonctions diplomatiques au Liban. Il a aussi précisé que sa mission consistera à renforcer les liens entre les deux pays dans tous les domaines, « d'autant que le Liban et l'Égypte ont largement contribué à la renaissance arabe », a-t-il dit. L'ambassadeur a aussi affirmé avoir évoqué avec le ministre les menaces qui pèsent actuellement sur la région, et sur les deux pays en particulier. Ces menaces exigent une plus grande coordination entre Beyrouth et Le Caire, notamment pour lutter contre le terrorisme. Il a rappelé que l'Égypte a été la cible du terrorisme depuis quelques années, mais selon lui, elle est en train de le vaincre, même si certains incidents se répètent de temps à autre. « Mais l'État égyptien est fort et il remportera la victoire finale comme le Liban parviendra aussi à vaincre ce terrorisme, a-t-il déclaré. En tout cas, je peux affirmer à l'État libanais et aux Libanais en général que l'Égypte se tient à leurs côtés dans leur lutte contre le terrorisme. Je suis convaincu qu'il y aura à l'avenir des mesures concrètes pour confirmer cet appui et la coordination. » Prié de préciser quelle est la nature de ces mesures, l'ambassadeur d'Égypte a répondu que « la lutte contre le terrorisme n'est pas seulement sécuritaire et militaire. Elle est aussi culturelle et dans la pensée. Pour lutter contre le terrorisme, il faut donc promouvoir les courants modérés et la pensée de tolérance. Il faudra donc que tout le monde arabe et musulman soit conscient de cette dimension de la lutte, et les institutions religieuses ont un rôle important dans ce domaine. C'est dans ce cadre que al-Azhar, ainsi que l'Église égyptienne et l'Église libanaise doivent coopérer pour mettre un terme à l'extrémisme. C'est un aspect très important de la lutte contre le takfirisme et il faut que les autorités religieuses chrétiennes et musulmanes montrent que ce phénomène est totalement étranger à leurs croyances ».
Bassil a encore reçu l'ambassadeur d'Arménie et celui du Yémen, ainsi que l'ancien ministre Walid el-Khazen et le président de la Fédération des établissements touristiques Pierre Achkar. Cheikh Wadih el-Khazen a déclaré aux journalistes qu'il y a actuellement un espoir de détente dans le dossier présidentiel, en raison notamment des efforts sérieux déployés pour aboutir à une entente sur un candidat. Il n'a toutefois pas donné de précisions, se contentant d'affirmer que la priorité du Parlement au mandat prorogé doit être d'élire un président de la République et d'adopter une nouvelle loi électorale qui assure une représentation réelle des Libanais.


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