Le poète libanais Georges Jurdak est décédé hier à l'âge de 83 ans. Poète, écrivain et journaliste, Georges Jurdak avait été transféré le mois dernier au service de réanimation dans un hôpital au Liban après l'aggravation de son état de santé. Les funérailles seront célébrées demain à 13 heures en la cathédrale Saint-Nicolas à Achrafieh, et son corps sera ensuite inhumé à Jdeidet Marjeyoun, son village natal.
Né en 1931, et après une enfance passée à Jdeidet Marjeyoun où il fuyait souvent l'école pour se plonger dans des recueils de poésie, le jeune Georges a déménagé à Beyrouth en 1949, où il a intégré l'institut patriarcal pour approfondir ses connaissances en langue arabe, publiant à 18 ans son premier livre intitulé Vagner et la femme. Plus tard journaliste au sein des magazines al-Hurriyya, al-Joumhour al-Jadeed et al-Chabaka, ainsi qu'à Dar al-Sayyad et au quotidien al-Anwar, il est surtout connu pour sa série-encyclopédie autour de la vie de l'imam Ali, et pour avoir écrit un poème intitulé Hazihi
Laylati, mis en musique par Mohammad Abdel Wahab pour la diva Oum Kalsoum. Il a également présenté différentes émissions de radio.
« Avec sa disparition, le journalisme libanais et arabe, la littérature et la poésie perdent un homme qui a marqué pendant longtemps les esprits par son génie intellectuel, son talent et son imagination florissante. Ses œuvres ont à tout jamais mis en exergue sa profonde connaissance des trésors de la littérature arabe et universelle », a déclaré l'ordre des journalistes hier dans un communiqué.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine