De jeunes Palestiniens et des policiers israéliens se sont violemment affrontés sur l’esplanade des Mosquées, où la visite d’une centaine d’extrémistes juifs réclamant le droit de prier sur le troisième lieu saint de l’islam a attisé les braises. Ammar Awad/Reuters
Jérusalem a connu hier une de ses pires flambées de violence récentes avec une nouvelle attaque à la voiture bélier qui a fait un mort et des heurts sur l'ultrasensible esplanade des Mosquées.
Un policier israélien a été tué et une dizaine de personnes ont été blessées quand un Palestinien a percuté avec son van des piétons sur une artère séparant Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël. Il a été abattu par les policiers après être sorti de son véhicule pour attaquer les passants avec une barre de fer. Le même mode opératoire avait été utilisé lors d'une attaque perpétrée il y a deux semaines à quelques centaines de mètres de là. L'auteur de l'attaque, âgé 38 ans, était originaire du camp de réfugiés de Chouafat, l'un des quartiers de Jérusalem-Est théâtre depuis quelques mois de tensions qui font craindre une troisième intifada. Dans la soirée, ce quartier était en proie à de violents heurts, comme plusieurs autres de Jérusalem-Est. Pour éviter les rassemblements, la justice israélienne a décidé que son corps ne serait remis à sa famille qu'au milieu de la nuit, et directement au cimetière où seules 35 personnes pourront assister aux funérailles.
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Sans revendiquer l'attentat, le Jihad islamique et le mouvement islamiste Hamas s'en sont félicités, le second assurant que son auteur, Ibrahim al-Akari, était l'un de ses membres. Pour sa part, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a vu dans son geste « la conséquence directe des agissements (du président palestinien Mahmoud Abbas) et de ses partenaires du Hamas qui excitent les esprits ». Le secrétaire d'État américain John Kerry a, lui, condamné un attentat « terroriste », affirmant que ce genre d'action attisait les tensions.
Les policiers israéliens dans al-Aqsa
Plus tôt dans la matinée, jeunes Palestiniens et policiers israéliens se sont violemment affrontés sur l'esplanade des Mosquées, où la visite d'une centaine d'extrémistes juifs réclamant le droit de prier sur le troisième lieu saint de l'islam a attisé les braises. Des Palestiniens s'étaient retranchés dans la nuit sur l'esplanade. Quand la porte des Maghrébins, par laquelle passent les non-musulmans, s'est ouverte, des manifestants masqués ont lancé des pierres et des pétards sur les policiers israéliens venus pour protéger le groupe, toujours selon la police. Les policiers ont pénétré sur l'esplanade et repoussé les Palestiniens à l'intérieur de la mosquée al-Aqsa, selon des témoins. Fait exceptionnel, les policiers sont entrés dans la très vénérée mosquée où des tapis calcinés témoignaient de début d'incendies provoqués par leurs grenades. Dans le climat acrimonieux qui règne à Jérusalem-Est, cette incursion a été ressentie comme une grave provocation. Jamais ils n'avaient poussé aussi loin dans l'édifice, a affirmé Adnane al-Husseini, gouverneur de Jérusalem-Est. Ce nouvel accès de fièvre fait suite à l'appel lancé mardi par des extrémistes juifs à se rendre massivement hier sur l'esplanade en soutien à Yehuda Glick, une figure de la droite ultrareligieuse qui milite pour le droit des juifs à y prier. M. Glick avait été grièvement blessé par balles la semaine passée et son agresseur présumé, un Palestinien, avait été abattu le lendemain par des policiers israéliens.
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En signe de protestation, la Jordanie, qui gère l'esplanade des Mosquées, a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv et dit préparer une plainte devant le Conseil de sécurité de l'Onu. Les Palestiniens, eux, ont réclamé une réunion d'urgence du même Conseil de sécurité. La Turquie a quant à elle condamné avec force hier les incidents, dénonçant un « véritable acte de barbarie » de la part d'Israël et appelant le monde musulman à réagir. « Je condamne de la manière la plus forte l'agression visant l'esplanade des Mosquées. L'entrée des soldats israéliens sur ce site est un véritable acte de barbarie », a déclaré le Premier ministre Ahmet Davutoglu devant la presse.
En attendant, Jérusalem va au-devant d'une nouvelle journée à risques aujourd'hui. Les ultras juifs appellent à manifester à nouveau en direction de l'esplanade en fin d'après-midi.
Reportage
« Ce qui a été confisqué par la force sera repris par la force »
Un policier israélien a été tué et une dizaine de personnes ont été blessées quand un Palestinien a percuté avec son van des piétons sur une artère séparant Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël. Il a été abattu par les policiers après être sorti de son véhicule pour attaquer les passants avec une barre de fer. Le même mode opératoire avait été utilisé lors d'une attaque perpétrée il y a deux semaines à quelques centaines de mètres de là. L'auteur de l'attaque, âgé 38 ans, était originaire du camp de réfugiés de Chouafat, l'un des...


Apres l'intifada des cailloux voici venu le temps de l'intifada des quatres roues ... et tout cela jusquau jour ou....... bye bye nathan etc ...
16 h 04, le 06 novembre 2014