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Économie - Acquisition

Feu vert de l’État français pour le mariage Alstom/General Electric

Le ministre de l’Économie et de l’Industrie, Emmanuel Macron, a annoncé hier avoir autorisé le rachat de l’essentiel des activités énergétiques du groupe industriel français Alstom par l’américain General Electric. Sébastien Bozon/AFP

Le gouvernement français a donné hier son feu vert formel au rachat du pôle énergie de l'industriel français Alstom par l'américain General Electric, une approbation nécessaire à la réalisation de l'opération qu'il avait longuement et âprement négociée au printemps avec les deux groupes.
« Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom et la constitution d'une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l'énergie », selon un communiqué de son ministère, a rapporté l'AFP.
Le conglomérat américain a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom, qui représentent 70 % du chiffre d'affaires du groupe français et emploient environ 9 000 personnes en France, soit la moitié des effectifs hexagonaux.
L'équipementier français, qui fabrique les TGV, créera aussi avec GE trois coentreprises détenues à parité dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur.
Dans le même temps, il va lui racheter son activité de signalisation ferroviaire afin de renforcer son pôle transport, un secteur jugé plus porteur sur lequel il entend se recentrer à l'avenir.

Patriotisme économique
L'État était monté au créneau jusqu'à son sommet pour empêcher une vente pure et simple du pôle énergie d'Alstom à GE, comme les deux groupes l'envisageaient initialement dès le mois d'avril, et s'était appliqué à faire monter les enchères avec l'autre prétendant, le tandem germano-nippon Siemens-Mitsubishi Heavy Industries.
Au terme d'un feuilleton à rebondissements de deux mois, l'exécutif s'était finalement rangé du côté de GE, dont il avait obtenu des garanties sur le nucléaire et la promesse de la création de 1 000 emplois, sous peine de pénalités.
« Emmanuel Macron s'est assuré, avec vigilance, que les intérêts de l'État, la pérennité de la filière nucléaire et la sécurisation de l'approvisionnement énergétique de la France sont pleinement pris en compte dans cette opération », insiste le ministère dans son communiqué.
Il prévoit aussi que l'État devienne l'actionnaire principal d'Alstom : il s'est donné 20 mois à partir de la clôture des opérations pour en acquérir jusqu'à 20 % du capital sur le marché ou auprès de Bouygues, qui détient actuellement une part de 29,4 %.
Durant cette période, Bouygues accordera un prêt de titres à l'État, qui permettra à ce dernier d'avoir des relais au conseil d'administration et de peser sur la stratégie.

Le gouvernement français a donné hier son feu vert formel au rachat du pôle énergie de l'industriel français Alstom par l'américain General Electric, une approbation nécessaire à la réalisation de l'opération qu'il avait longuement et âprement négociée au printemps avec les deux groupes.« Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, a accordé aujourd'hui son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d'investissement en France avec Alstom et la constitution d'une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l'énergie », selon un communiqué de son ministère, a rapporté l'AFP.Le conglomérat américain a mis 12,35 milliards d'euros sur la table pour racheter l'essentiel des activités énergétiques d'Alstom, qui représentent 70 % du...
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