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Économie

BCE : pression pour passer du plan A au plan B

Chaque mois qui passe accroît la pression sur la Banque centrale européenne, car chaque mois qui passe démontre que la BCE ne parvient pas à enrayer la pression déflationniste. L'inflation reste très inférieure à la cible de 2 %, les anticipations d'inflation se replient (graphe ci-contre) et il n'est plus possible d'ouvrir un journal financier sans qu'un commentateur avisé ne nous prédise un sort à la japonaise... ou pire. Que le prix du pétrole baisse (positif pour la croissance), on retiendra que cela va peser sur l'inflation. Que l'examen des banques soit passé (positif pour la transparence), on dira que cela ne sert pas à relancer le crédit. Mario Draghi est attaqué de toutes parts, en Allemagne parce qu'il serait trop laxiste, ailleurs parce qu'il serait trop orthodoxe. En somme, avant que le plan A soit totalement mis en place, le marché veut un plan B. Le plan A (achats de titres privés) est long, complexe, aux effets incertains. Le plan B consisterait à acheter massivement des titres publics... et, par miracle, en résulteront plus d'inflation, d'emplois, de richesses et de croissance. Nous pensons que la BCE va faire le dos rond encore cette fois-ci. Un certain nombre de données cruciales ne lui seront pas encore connues : Survey of Professional Forecasters (13 novembre), croissance du PIB au T3 (le 14), inflation de novembre (28 novembre), lancement des achats d'ABS (courant novembre), 2e TLTRO (11 décembre). Après quoi, si la pression est toujours aussi forte, la BCE envisagera peut-être d'obéir aux injonctions du marché.

Chaque mois qui passe accroît la pression sur la Banque centrale européenne, car chaque mois qui passe démontre que la BCE ne parvient pas à enrayer la pression déflationniste. L'inflation reste très inférieure à la cible de 2 %, les anticipations d'inflation se replient (graphe ci-contre) et il n'est plus possible d'ouvrir un journal financier sans qu'un commentateur avisé ne nous prédise un sort à la japonaise... ou pire. Que le prix du pétrole baisse (positif pour la croissance), on retiendra que cela va peser sur l'inflation. Que l'examen des banques soit passé (positif pour la transparence), on dira que cela ne sert pas à relancer le crédit. Mario Draghi est attaqué de toutes parts, en Allemagne parce qu'il serait trop laxiste, ailleurs parce qu'il serait trop orthodoxe. En somme, avant que le plan A soit totalement...
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